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Rides du visage : quand regretterez-vous de n’avoir rien fait ?


Rides visage Véritables marques du temps, les rides sont la conséquence inéluctable du vieillissement de la peau. Madame Petit, la cinquantaine bien trempée, l’a découvert à ses dépens alors qu’elle observait une vieille photographie. Elle fut choquée de voir à quel point elle avait changé en si peu de temps. Qu’a-t-il bien pu se passer ? Pourquoi a-t-elle moins bien vieilli que sa sœur, pourtant plus âgée ? D’où viennent tous ces sillons qui ont craquelé son visage ? Quelles erreurs a-t-elle pu commettre ?

Madame Petit ne le sait pas mais toutes les réponses à ses questions se trouvent au cœur même de ses cellules. Et plus précisément dans le noyau des cellules de la peau, là où se trouvent les gigantesques rubans d’ADN. Ce sont ces rubans bien connus qui détiennent les informations permettant à l’organisme de fonctionner, mais aussi de réparer toute blessure, usure ou dysfonctionnement quelconque. La moindre égratignure sur la peau déclenche théoriquement l’activation de plusieurs programmes présents sur ces rubans pour combler au plus vite la brèche entamée dans la peau et générer des cellules remplaçantes toutes neuves.
Mais, ici, quelque chose cloche. Les rubans d’ADN de Madame Petit se trouvent en très mauvais état. C’est bien simple : s’il fallait déterminer son âge à partir de ces rubans et des mutations qu’ils ont subies, jamais aucun chercheur ne tomberait sur le bon nombre. Comment expliquer le vieillissement prématuré de ces cellules ?

Les mauvais choix de Madame Petit

Toutes les séquences d’ADN subissent des mutations au quotidien. Le fonctionnement normal de l’organisme génère des agents que l’on appelle espèces réactions oxygénées et dont la structure chimique fait qu’ils endommagent les molécules constituant l’ADN. On dit qu’ils les oxydent. Cette inévitable production peut être augmentée par différents facteurs «exogènes» comme la pollution, la fumée de cigarette, le stress et l’exposition au soleil. Ainsi, alors que la simple combustion des calories journalières aboutit à plus de 10 000 impacts par jour sur les rubans, la consommation d’un paquet de cigarettes par jour en rajouterait près de 4000.
Ces impacts seraient donc à l’origine du vieillissement prématuré de Madame Petit ? Précisément. Avec le temps, les impacts s’accumulent et détériorent les séquences d’ADN des cellules de la peau. Plus les impacts sont nombreux, plus le risque est grand de voir des défauts dans les systèmes de réparation. Au bout d’un certain temps, les mécanismes de la peau font défaut les uns après les autres : la peau devient ridée. Le spectacle offert par le miroir de Madame Petit n’est donc que le résultat de 50 ans de mitraillage intensif quotidien. Compte tenu de l’état de sa peau, le fonctionnement normal ne peut pas expliquer, seul, le vieillissement prématuré. Madame Petit a probablement eu plusieurs de ces conduites à risque :
    • Une consommation habituelle de tabac. Le tabac aggrave indéniablement le vieillissement de la peau. D’ailleurs, c’est un phénomène qu’il est facile d’observer par soi-même. Madame Petit, ex-fumeuse, a longtemps eu un teint gris et terne marqué par la rétention de sébum. Or, cette rétention est justement en lien étroit avec un vieillissement cutané prématuré selon les dernières études1. De plus, les gestes du tabac font que certains des muscles du visage sont sollicités davantage, ce qui a fait apparaître, à terme, les rides de la patte d’oie qu’on aperçoit au coin des yeux.
    • Une alimentation pauvre en antioxydants et en acides gras essentiels pourrait également avoir un effet négatif vis-à-vis des rides, tout comme le manque chronique de sommeil, une faible activité physique, la consommation excessive d’alcool et la ménopause, qui induit une diminution des hormones2.
    • Une exposition fréquente au soleil. Il est le facteur qui accélère le plus les rides. Près de 90 % d’entre elles seraient liées à une exposition fréquente au soleil3. Ce sont les personnes ayant une peau claire ou dont les cheveux sont blonds qui sont les plus à risque. Soit tout à fait le profil de Madame Petit ! De nombreuses études ont montré que la couleur de peau était directement liée au nombre de rides. N’avez-vous jamais remarqué que les personnes de couleur noire étaient moins marquées ? Leur peau plus sombre ne laisserait pénétrer que 18 % des rayons UV-A contre 55 % chez les personnes de type caucasien, protégeant ainsi davantage leur matériel génétique4!
    Un visage trop grimacier. Vous avez certainement entendu parler des «rides d’expression», sachez qu’elles n’ont rien d’un mythe. Plus vous souriez, plus vous faites de grimaces et plus le risque d’être ridée rapidement est grand5,6 ! Dès l’âge de 8 ans, on peut ainsi prédire la forme des rides que vous aurez plus tard à partir des rides dynamiques7. Les facteurs environnementaux vont ensuite influencer la vitesse du processus. C’est ainsi que les personnes paralysées de l’hémiface (un seul côté du visage donc) finissent par avoir un côté beaucoup moins ridé que l’autre : celui dont les muscles sont paralysés. Les rides sont surtout la conséquence d’une diminution de collagène, d’élastine et de graisse, et non d’un manque de tonicité musculaire. Ne cédez-donc surtout pas aux sirènes de la gymnastique faciale, qui vont précipiter le problème à défaut de le prévenir !
Un organisme parfois déjà prédisposé au vieillissement

Bien entendu, l’organisme a prévu de nombreux systèmes de défense pour réduire l’impact des agents mitrailleurs. A ce titre, on ne présente plus les antioxydants, que l’organisme est capable de produire, mais dont l’apport alimentaire est hautement bénéfique. Car si l’on insiste à ce point sur l’intérêt des antioxydants alimentaires ou concentrés dans des suppléments, c’est parce que le système de défense de l’organisme comporte une faille. Une faille majeure. Les informations indispensables pour produire ces antioxydants endogènes se trouvent eux-mêmes sur les rubans, progressivement abîmés. A mesure que le temps passe, ces systèmes antivieillissement se détraquent, deviennent inefficaces, accélérant toujours plus la dégradation des rubans.
Malheureusement, il arrive que les rubans présentent déjà des défauts avant même d’avoir été attaqués. Dans ce cas, on parle de prédispositions génétiques car ils sont souvent hérités d’un parent. Le nombre d’attaques nécessaires à la mise hors d’usage des systèmes antivieillissement est plus petit que chez un autre individu. Si rien n’est fait, c’est inévitable : les rides arrivent plus tôt que prévu.

La longueur des télomères également affectée

Vous avez probablement déjà entendu parler des télomères. Si si, souvenez-vous, c’est le nom que l’on donne aux extrémités des brins d’ADN. Ils sont impliqués dans un phénomène découvert il y a plusieurs années qui explique le vieillissement et la mort cellulaire. Un phénomène qui explique pourquoi l’organisme finit par ne plus être capable de remplacer les cellules usagées par des cellules neuves. En fait, un phénomène qui explique le vieillissement de la peau. Au fil des divisions cellulaires, les télomères s’érodent petit à petit jusqu’à atteindre une taille critique qui déclenche le mécanisme de sénescence. A partir de ce moment, la cellule ne sera plus jamais capable de se multiplier et finira ses jours dans un état critique. C’est ce qui explique pourquoi nos cellules ont toutes une durée de vie. Là encore, les séquences d’ADN de Madame Petit parlent : la taille des télomères est si petite que les cellules devraient rentrer à l’état de sénescence bien avant l’heure habituelle. Encore une fois, tout indique que l’hygiène de vie de Madame Petit laisse à désirer… Selon plusieurs travaux récents, en effet, l’hygiène de vie, et le niveau de stress notamment, jouerait un rôle fondamental dans le vieillissement des télomères. Plus une personne est stressée, plus la longueur de ses télomères serait courte8

Par quoi se traduit physiquement l’accumulation des impacts sur les rubans d’ADN ?

Les effets de l’accumulation des impacts sur les séquences ADN sont très remarqués et bien connus de tous. Au fil du temps, l’épiderme (la couche la plus superficielle de la peau) s’affine de plus en plus. Voilà qui explique pourquoi le réseau veineux devient très apparent lorsqu’on vieillit, et notamment au niveau des mains. Le taux de collagène est lui aussi très diminué, tout comme la capacité à retenir l’eau de la couche cornée. Inévitablement, la peau perd certaines de ses capacités comme son pouvoir élastique. Autrement dit, elle retrouve de moins en moins sa forme initiale après un étirement. A l’âge de 20 ans, les expressions faciales (comme un hochement de sourcils) de Madame Petit dessinaient de petites ridules qui disparaissaient lorsque son visage redevenait inexpressif. Petit à petit, cette capacité élastique a diminué et les rides d’expressions ont demeuré, même lorsqu’elle reste inanimée comme c’est le cas actuellement.

Madame Petit aurait-elle pu faire quelque chose pour ralentir le processus ?

La formation des rides est actuellement inéluctable mais cela ne veut pas dire que l’on ne peut rien faire pour freiner le phénomène en attendant que la recherche poursuive ses efforts. Si Madame Petit était jeune à nouveau, elle ne referait certainement pas les mêmes erreurs. Sans doute prendrait-elle des mesures drastiques pour prendre soin de son ADN, de ses télomères et de sa peau. Sans doute envisagerait-elle d’adapter son alimentation, de manger plus de fruits et légumes, de dormir mieux, de fumer moins, ou de prendre des suppléments naturels adaptés. Peut-être aurait-elle intérêt à étudier les différents produits naturels, à fouiller la recherche scientifique et à tester différents composés. Voici ce qu’elle découvrirait probablement :
    - Elle se pencherait d’abord sur le collagène et l’élastine, endommagés par les rayons du soleil et qui ont tous deux été reconnus comme indispensable pour le teint de la peau9.
    - Elle apprendrait que, contrairement à ce que l’on croit parfois, la sécheresse de la peau n’est pas responsable des rides. En revanche, il est indéniable qu’elle les rend plus visible. L’utilisation de produits hydratants, comme les produits riches en céramides naturels ou en hydroxyproline, permettent de gonfler temporairement la peau avec de l’eau et de réduire la profondeur des rides.
    - Elle s’apercevrait que l’acide hyaluronique joue à la fois le rôle d’antioxydant et de soutien aux structures des tissus. Elle noterait qu’il a été approuvé par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) pour le traitement des rides faciales et des plis cutanés.
    - Mais, elle serait à coup sûr séduite par le Resveratrol, dont l’intense activité antioxydante a été démontrée dans l’organisme10, et qui est probablement le composé le plus intéressant de tous. Une expérience a montré qu’il protégeait ainsi les cellules de la peau (kératinocytes) des dommages oxydatifs infligés par les rayons UVA. Par un mécanisme encore mal connu, il pourrait même stimuler la production d’antioxydants endogènes, c’est-à-dire renforcer la défense interne contre le stress oxydatif, à l’origine du vieillissement11.
On imagine alors qu’elle serait ravie d’apprendre que certaines formules, comme le Natural Skin Formula, intègrent l’ensemble de ces produits naturels pour prévenir au maximum le vieillissement cutané. Et ne rien regretter.

La plupart des personnes qui choisissent de prendre un supplément pour freiner le vieillissement cutané ne sont pas des personnes qui refusent de vieillir. De la confession même du dermatologue Régis Malet, le but est avant tout de «réduire le décalage entre la façon dont elles se vivent et la façon dont elles se voient»12. Et vous, pensez-vous encore avoir la possibilité de freiner le vieillissement ? Ou en êtes-vous à regretter, comme Madame Petit, de ne pas avoir fait les bons choix ?



Références

1. Tamatsu Y, Tsukahara K et al. New finding that might explain why the skin wrinkles more on various parts of the face. Clin Anat. 2015 Sep;28(6):745-52.
2. Carter M. Owen, Lubna Pal, et al. Effects of hormones on skin wrinkles and rigidity vary by race/ethnicity: four-year follow-up from the ancillary skin study of the Kronos Early Estrogen Prevention Study , Fertility and Sterility.
3. Lee Jy & Kim YK, Loss of elastic fibers causes skin wrinkles in sun-damaged human skin.J Dermatol Sci. 2008 May;50(2):99-107. doi: 10.1016/j.jdermsci.2007.11.010. Epub 2008 Jan 16.
4. Contet-Audonneau JL, Jeanmaire C & al. A histological study of human wrinkle structures: comparison between sun-exposed areas of the face, with or without wrinkles, and sun-protected areas. Br J Dermatol. 1999 Jun;140(6):1038-47.
5. Fujimura T, Hotta M. The preliminary study of the relationship between facial movements and wrinkle formation. Skin Res Technol. 2012 May;18(2):219-24. doi: 10.1111/j.1600-0846.2011.00557.x. Epub 2011 Aug 25.
6. Fujimura T, Hotta M. A novel method to investigate the relationship between facial movements and wrinkle formation using particle image velocimetry. Skin Res Technol. 2013 Feb;19(1):e54-9. doi: 10.1111/j.1600-0846.2011.00607.x. Epub 2011 Dec 18.
7. Hillebrand GG, Liang Z, New wrinkles on wrinkling: an 8-year longitudinal study on the progression of expression lines into persistentwrinkles. Br J Dermatol. 2010 Jun;162(6):1233-41. doi: 10.1111/j.1365-2133.2010.09709.x. Epub 2010 Feb 22
8. Dean Ornish, June M Chan & al. Effect of comprehensive lifestyle changes on telomerase activity and telomere length in men with biopsy-proven low-risk prostate cancer: 5-year follow-up of a descriptive pilot study, The Lancet Oncology, Volume 14, No. 11, p1112–1120, October 2013
9. Davis WM. Antiaging products and tactics. Drug Topics 1997;17:92-101.
10. Liu Y, Chan F, Sun H, Yan J, Fan D, Zhao D, An J, Zhou D. Resveratrol protects human keratinocytes HaCaT cells from UVA-induced oxidative stress damage by downregulating Keap1 expression. Eur J Pharmacol. 2011 Jan 10;650(1):130-7.
11. Soeur J, Eilstein J, Léreaux G, Jones C, Marrot L..Skin resistance to oxidative stress induced by resveratrol: from Nrf2 activation to GSH biosynthesis. Free Radic Biol Med. 2015 Jan;78:213-23
12. Malet R. Le vieillissement et la demande de correction en dermatologie, Champ psychosomatique, 2008/1 (n° 49), Pages 118-9.

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