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AHCC, un puissant immunostimulant issu de la recherche japonaise


AHCC La recherche montre que l'AHCC, Active Hexose Correlated Compound, aurait des effets bénéfiques dans la prévention et le traitement du diabète, de l'hyperlipidémie et de l'hépatite. Il aurait également une action antitumorale et atténuerait les effets secondaires de la chimiothérapie. Au Japon, l'AHCC est utilisé dans plus de 600 hôpitaux dans le traitement du cancer, d'hépatites et d'autres maladies chroniques.

L'AHCC est un extrait fermenté du mycélium d'un hybride de différents types de champignons utilisés dans la médecine traditionnelle japonaise. Il se distingue d'autres suppléments nutritionnels à base de champignons par son faible poids moléculaire (5 000 daltons), obtenu par un processus enzymatique, qui facilite son absorption par voie orale.

Les principes actifs de l'AHCC sont des ingrédients que l'on trouve dans de nombreux types de champignons et certains sont des dérivés d'alpha et de bêta-glucane, des polysaccharides connus pour leur action bénéfique sur le système immunitaire.
Ils ont un effet de modulation sur le système immunitaire, ils augmentent la concentration en lymphocytes T et B, stimulent l'activité des macrophages renforçant ainsi les défenses de l'organisme contre l'action des virus, des bactéries, des parasites ou des cellules néoplasiques.
L'Active Hexose Correlated Compound (AHCC) a fait l'objet de plus de 200 études cliniques principalement conduites au Japon. Des recherches sont aujourd'hui en cours dans plus de 150 centres de recherches et hôpitaux universitaires au Japon et aux États-Unis. Depuis 1994, chaque année, plus de 300 médecins et chercheurs sont rassemblés à Sapporo au Japon à l'occasion du symposium de l'Association pour la recherche sur l'AHCC.

Les sentinelles du système immunitaire

Découvertes dans les années 1980, les cellules tueuses naturelles (NK) sont un type de globules blancs ; elles sont considérées comme les cellules « sentinelles » du système immunitaire. Telles les sentinelles d'un fort, elles sont les premières à affronter l'invasion des virus, des bactéries ou des malignités émergentes. Elles ont une capacité innée ou naturelle à faire la distinction entre les « bons » et les « méchants » et peuvent tuer simultanément ou en successions rapides de multiples cibles. Lorsqu'elles fonctionnent à plein régime, les organismes pathogènes sont étouffés dans l'œuf avant qu'ils ne s'enracinent ; le reste du système immunitaire a tendance à être régulé à la baisse, à se reposer et à être mieux préparé à répondre si l'on fait à nouveau appel à lui.
Chez des individus en bonne santé, les cellules NK tuent systématiquement les cancers lorsque les tumeurs sont microscopiques et avant qu'elles ne soient détectables.
La mesure du fonctionnement de tueuses de cancer des cellules NK est considérée comme l'un des principaux indicateurs du pronostic clinique. Des recherches montrent que ce fonctionnement est souvent très faible chez des personnes avec des antécédents familiaux de cancer, qu'il décline avec l'âge, expliquant ainsi l'augmentation de l'incidence du cancer avec le vieillissement. Il est également affaibli par l'ablation d'un cancer, les radiations ou la chimiothérapie, ce qui pourrait apporter une explication au fait que les métastases cancéreuses se propagent de façon encore plus agressive après ces traitements.
Stimuler le fonctionnement des cellules NK et soutenir la première ligne de défense du système immunitaire font partie des possibilités les plus prometteuses de la prévention et du traitement du cancer.

Stimulation de l'activité des cellules NK

Depuis 1986, 29 études scientifiques ont été publiées concernant l'action de l'AHCC sur l'activité de tueuses de cancer des cellules NK.
Une étude a examiné les effets de l'AHCC sur l'activité des cellules NK de trois patients souffrant de différents types de cancers avancés (myélome multiple, rhabdomyosarcome ou cancer du sein). Ils ont reçu 3 à 6 g par jour d'AHCC pendant deux semaines avant que la cytotoxicité de leurs cellules NK soit mesurée.
Chez le patient atteint de rhabdomyosarcome, le traitement par l'AHCC a eu pour résultats une augmentation significative de l'activité des cellules NK comme effecteur (de 91 à 135 %) et une multiplication par deux de la population des cellules NK. L'augmentation de ces paramètres a été observée à la fin de la période de traitement et s'est poursuivie à haut niveau pendant une semaine pour décliner deux semaines après la fin du traitement. L'activité anticancéreuse des cellules NK a été augmentée de manière similaire dans le cas du myélome multiple (87 %) et du cancer du sein (93 %). De plus, une multiplication par deux ou trois de la population des cellules NK a été observée chez ces deux patients.
Les chercheurs en ont conclu que l'AHCC était un immunomodulateur prometteur et que son action stimulante de la cytotoxicité des cellules NK pourrait expliquer l'un des mécanismes par lequel il exerce son action anticancéreuse1.
17 patients cancéreux atteints de différentes malignités avancées [carcinome des ovaires (3), myélome multiple (2), estomac (2), seins (5), poumons (2), rhabdomyosarcome (1) et prostate (2)] ont été inclus dans une étude définie pour examiner la fonction immunomodulatrice de l'AHCC.
Les patients ont reçu 3 g par jour d'AHCC pendant 2 à 6 mois. Les résultats de l'examen de l'activité des cellules NK ont montré une augmentation dès la deuxième semaine de traitement. Cette activité a été encore augmentée ultérieurement et jusqu'à 6 mois après le traitement. L'AHCC semble activer les cellules NK en renforçant leur capacité de liaison aux cibles cellulaires tumorales (multipliée par 2) et également en accroissant la granularité des cellules NK. La conclusion des chercheurs a été que l'AHCC est un puissant immunomodulateur susceptible d'être utile dans l'immunothérapie du cancer2.

Favorise la production de cytokines spécifiques

Les cytokines sont des messagers chimiques du système immunitaire. Des recherches scientifiques ont montré que l'AHCC augmente la production de certaines d'entre elles :
    l'interféron, qui inhibe directement la réplication des virus et d'autres parasites tout en augmentant l'activité des cellules NK ;
    le facteur nécrosant de tumeur (TGF), un groupe de protéines favorisant la destruction des cellules cancéreuses en déclenchant l'apoptose (mort cellulaire programmée) ;
    les interleukines IL-2 et IL-12, qui affaiblissent la production du facteur de croissance tumorale, stimulent une activité encore plus élevée des cellules NK et accélèrent la différenciation et la prolifération des cellules T.

Renforce le système immunitaire

Une autre étude a enrôlé trois patients avec un cancer de la prostate ; trois autres, un cancer des ovaires ; deux avec un myélome multiple et trois avec un cancer du sein. Leur antigène tumoral associé a été mesuré avant, pendant et après qu'ils ont pris de l'AHCC. Les résultats ont montré :
    un déclin significatif du niveau de PSA chez tous les patients avec un cancer de la prostate ;
    les niveaux de CA 15 ont chuté significativement chez 2 des 3 patientes souffrant d'un cancer de l'ovaire ;
    chez l'un des deux patients avec un myélome multiple, les niveaux de BJP ont diminué de façon significative et se sont légèrement abaissés chez l'autre ;
    • chez les patientes souffrant d'un cancer du sein, les niveaux de CA 15-3 étaient faibles et n'ont pas changé avec le traitement.
    Chez 9 des 11 sujets, l'AHCC a augmenté de façon très importante l'activité des cellules NK ainsi que celle des cellules T et B. En d'autres termes, la réduction des marqueurs de la tumeur était en corrélation avec l'augmentation de la force de leur système immunitaire, justifiant le fait qu'un système immunitaire résistant peut aider à combattre le cancer3.

Combat les effets secondaires des traitements anticancéreux

Plusieurs études animales ont montré que l'AHCC pourrait soulager certains effets secondaires de différents traitements anticancéreux.
Des travaux sur des souris traitées quotidiennement avec du fluorouracil (5-FU), de la cyclophosphamide ou les deux montrent que l'AHCC restaure de façon significative le poids, les globules rouges et la moelle osseuse lorsqu'il est administré de façon concomitante. De même chez des souris traitées avec du mercapto-purine (6-MP) et du méthotrexate (MTX), l'administration concomitante d'AHCC améliore les diminutions de poids, l'albumine sérique et les fonctions hépatiques4. Une perte de cheveux, ou alopécie sévère, provoquée par la cytosine arabinoside (ARA-C) a été ramenée à légère lorsque l'AHCC a été administré simultanément avec l'agent anticancéreux5.
Des lésions de la fonction hépatique sont responsables de nombreux effets secondaires de la chimiothérapie. Une étude sur des souris utilisant du tétrachlorure de carbone comme un modèle de médicament induisant une lésion hépatique a montré qu'un cotraitement avec de l'AHCC prévenait le déclin de la fonction hépatique, stimulait le métabolisme, prévenait l'accumulation de composants carcinogènes et prévenait le développement de troubles hormonaux souvent associés à une insuffisance hépatique6.
La perte de cheveux est une conséquence fréquente, même temporaire, extrêmement stressante des traitements du cancer. L'effet protecteur exercé par l'AHCC à ce niveau a été confirmé par une autre étude dans laquelle 5 des 7 rats traités par une chimiothérapie à base d'ARA-C ont montré une alopécie sévère et les 2 autres une alopécie modérée. Les animaux recevant en même temps que leur chimiothérapie de l'AHCC ont été protégés. Une analyse microscopique a montré une perte sévère de follicules chez les animaux témoins alors que cette perte était légère chez ceux recevant de l'AHCC.

Renforce l'efficacité de la chimiothérapie

La capacité de l'AHCC à renforcer l'efficacité de la chimiothérapie a été démontrée chez des rats auxquels une lignée cellulaire d'adénocarcinome mammaire spontané avait été implantée. Trois groupes d'animaux ont été observés pendant 38 jours. L'un servait de témoin, un autre a reçu de l'UFT, une forme orale du fluorouracil, un médicament de chimio-thérapie, et le troisième a été traité avec de l'UFT associé à de l'AHCC.
La croissance de la tumeur était la plus importante dans le groupe témoin. Il y a eu un léger mais significatif retard de croissance de la tumeur dans le groupe prenant de l'AHCC par rapport à celui ne prenant que de l'UFT. La différence la plus importante a été observée sur la croissance des métastases distantes qui a été inhibée par le traitement associant l'AHCC et l'UFT et stimulée par l'UFT seul. Une explication de ce résultat pourrait être le fait que l'AHCC prévient l'affaiblissement de la fonction immunitaire provoquée par la chimiothérapie7.

Prévient la réapparition de cancers du foie

Une étude a été définie pour évaluer l'effet préventif de l'AHCC sur la réapparition de carcinomes hépatocellulaires de patients ayant subi un traitement chirurgical. Elle a enrôlé 121 patients avec un carcinome hépatocellulaire histologiquement diagnostiqué. 38 d'entre eux ont reçu 3 à 6 g par jour d'AHCC juste après l'opération (groupe A) et 18 ont commencé le traitement après que des réapparitions ont été vérifiées (groupe B). Les 65 autres constituaient le groupe témoin (groupe C). Pour chacun de ces groupes, les plus longues périodes de suivi ont été respectivement de 39, 65 et 56 mois. Entre les trois groupes, il n'y avait pas de différence significative concernant notamment la répartition de l'âge, du sexe, du stade clinique, une infection par le virus de l'hépatite B ou C, ou le volume de résection du foie. Dans le groupe A, les survivants sans maladie étaient significativement plus nombreux que dans le groupe C. Un an après l'opération, les niveaux sériques des marqueurs de la tumeur dans le groupe A étaient significativement plus faibles que dans les groupes B et C.
Cette étude rétrospective suggère que la prise d'AHCC a un effet préventif chez des patients ayant été opérés d'un carcinome hépatocellulaire. D'autres études sont nécessaires pour élucider son mécanisme d'intervention8.
Ces résultats ont été confirmés par une autre étude réalisée entre février 1992 et décembre 2001 sur 269 patients avec un carcinome hépatocellulaire diagnostiqué et ayant tous subi une ablation de leur tumeur. 113 patients ont reçu de l'AHCC après leur opération. Par rapport au groupe témoin, les résultats ont montré un allongement de la période sans réapparition de la tumeur et une augmentation globale du taux de survie. Cette étude montre ainsi que l'AHCC peut améliorer le pronostic postopératoire de patients atteints d'un cancer hépatique9.

AHCC et diabète

Des recherches ont montré que l'AHCC a des effets hépatoprotecteur et détoxifiant qu'il exerce par l'induction d'enzymes hépatiques et grâce à une action antioxydante.
Une étude a été définie pour examiner l'effet préventif de l'AHCC chez des rats sur le début d'un diabète induit par de la streptozotocine (STZ). Un diabète induit par de la STZ peut être considéré comme un modèle expérimental de diabète de type I. Cette étude a regardé l'effet préventif de l'AHCC sur la perturbation des îlots de Langerhans, responsables de la sécrétion d'insuline. Les résultats de cette étude montrent que l'AHCC peut prévenir le début de diabète induit par la STZ en prévenant la dégénération des cellules des îlots de Langerhans et en diminuant les lésions oxydatives sur les cellules de différents organes10.

Stress et fatigue chronique

Le lien entre le stress et la fatigue chronique résulte d'interactions du système immunitaire avec les systèmes nerveux et endocriniens. Confronté à un stress émotionnel ou physique, le cerveau produit un neurotransmetteur qui va aider à initier la réponse « de combat ou de fuite ». Il diminue directement le fonctionnement des cellules NK et d'autres aspects de l'immunité cellulaire liée à l'immunité innée11.
De nombreuses méthodes de réduction du stress, comme la pratique régulière d'exercice physique, la musique, les massages ou simplement sourire, peuvent augmenter l'activité des cellules NK. Et de nombreuses stratégies de stimulation des cellules NK peuvent réduire les effets du stress.
Ainsi, des recherches sur des modèles de stress induit physiquement ou chimiquement montrent que l'AHCC réduit la production de glucocorticoïdes généralement augmentée par le stress et diminue l'élévation des niveaux de sucre sanguins causée par les sécrétions d'épinéphrine induites par le stress 12. Des médecins et psychologues traitant des patients atteints du syndrome de fatigue chronique ont rapporté des améliorations de l'humeur, de l'énergie et de la douleur avec l'utilisation de l'AHCC, qui sont en cohérence avec les résultats obtenus sur le modèle.



1. Ghoneum Mamdooh et al., Enhancement of NK cell activity in cancer patients by AHCC, Adjuvant nutrition in cancer treatment symposium, Tulsa, Oklahoma, Nov 6-7, 1992.
2. Ghoneum Mamdooh, NK-immunomodulation by AHCC in 17 cancer patients, 2nd Meeting of the Society for natural immunity, Taormina, Italy, May 1994.
3. Ghoneum M. et al., Immunomodulatory and anticancer effects of AHCC, Int. J. Immunotherapy, 1995, XI (1) 23-28.
4. Sun B. et al., Reduction of side effects of anticancer drugs by AHCC, 90th Proceedings of the American association for cancer research, 1999.
5. Mukoda T. et al., AHCC protects against cytosine arabinoside induced alopecia in the newborn rat animal model, 57th annual meeting of the Japanese cancer association, 1998.
6. Sun et al., Protective effects of AHCC on carbon tetrachloride induced liver injury in mice, Natural medicines 51(4), 310-315 (1997) B.
7. Matsushita et al., Combination therapy of AHCC plus UFT significantly reduces the metastasis of rat mammary carcinoma, Anti-Cancer Drugs, 1998, 9, 343-350 K.
8. Kamiyama et al., Improving effect of AHCC on the prognosis of postoperative hepatocellular carcinoma patients, 34th Congress of European society for surgical research, Bern, Switzerland, 1999.
9. Matsui Y. et al., Improved prognosis of postoperative hepatocellular carcinoma patients when treated with functional foods: a prospective cohort study.
10. Wakame K. Protective effets of AHCC on the onset diabete induced by streptozotocin in rat. Biomedical research 20 (3) 145-152, 1999.
11. Glaser et al., Stress-associated immune modulation: relevance to viral infection and chronic fatigue syndrome, Am. J. Med., 1998, Sept 28, 105 (3A): 35S-42S.
12. Wang S. et al., AHCC on immobilization stress in rat: beneficial effects of Active Hexose Correlated Compound, Dokkyo Journal of Medical Sciences, 2001, p. 559 28(1): 559-565.

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