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01-07-2007

Entretien avec le Dr Dominique Rueff Auteur du livre :
L'immunonutrition Se nourrir selon son immunité

Ouvrage réalisé avec la collaboration du professeur Bernard Weber, du Dr Camille Lieners et du Dr William Amzallag.
Éditions François-Xavier de Guibert, mai 2007.


Rueff

Le Dr Dominique Rueff est diplômé universitaire en cancérologie, président fondateur de l'ADNO (Association pour le développement de la nutrition orthomoléculaire) et vice-président de la SFMPV (Société française de médecine et de physiologie du vieillissement). Il a publié de nombreux ouvrages sur la nutrition et son rôle préventif et adjuvant dans de nombreuses pathologies. Il participe également aux comités scientifiques des congrès mondiaux de médecine antiâge et organise des cours de formation post-universitaire sur le thème de la nutrition, de l'immunonutrition et de l'optimisation de la santé et de la longévité par la nutrition.

 

 

L'immunonutrition
Se nourrir selon son immunité

livre RueffDans cet ouvrage, le Dr Dominique Rueff nous explique de quelle façon l'immunonutrition, en guidant nos choix alimentaires, peut donner à notre organisme un sursaut d'énergie. Elle permet d'alléger le travail des systèmes digestif et immunitaire et, ainsi, de faciliter et de sauvegarder celui des autres fonctions vitales de l'organisme. Au fil des pages il nous explique ce que sont les allergies et intolérances alimentaires, leurs manifestations cliniques et leur implication dans un grand nombre de pathologies chroniques, et comment l'immunonutrition nous permet de contrôler un paramètre fondamental pour notre santé : l'inflammation chronique. Il aborde ensuite le côté pratique de l'immunonutrition : les méthodes diagnostiques, les pièges à éviter et les solutions. En résumé, ce livre nous raconte comment nous pouvons, en nous alimentant en fonction de notre immunité spécifique, maîtriser l'inflammation chronique et, ainsi, améliorer notre bien-être, optimiser notre vieillissement et notre longévité, enfin, vivre mieux et en meilleure santé.

Quels sont les liens entre alimentation et système immunitaire ?

Dr Dominique Rueff : Tout aliment que l'on absorbe et qui se retrouve dans le tube digestif va être transformé au niveau de la paroi intestinale par son système immunitaire local afin d'être correctement absorbé et toléré. Si le système immunitaire ne fonctionne pas correctement, s'il ne reconnaît pas l'aliment ou si celui-ci est agressif par rapport au système immunitaire particulier d'un individu, des réactions inflammatoires se déclenchent au niveau de la muqueuse digestive. Par ailleurs, l'aliment n'est pas correctement absorbé et, par suite, les nutriments ne le sont pas non plus. Enfin, le système immunitaire va s'épuiser et s'altérer.

Vous parlez d'hypersensibilité et d'intolérance alimentaires. Quelles différences entre les deux ?

Dr Dominique Rueff : Aujourd'hui, en langage scientifique moderne, on parle plutôt d'allergie de type III qui recouvre l'hypersensibilité alimentaire et l'intolérance alimentaire.

Alors qu'est-ce que c'est ?

Dr Dominique Rueff : C'est une réaction antigènes/anticorps au niveau de la paroi intestinale, silencieuse et progressive. Ils vont former avec l'aliment un « complexe immun » qui va ensuite se déposer dans certains tissus, comme la peau ou les articulations. Ces déchets toxiques vont s'accumuler et provoquer à la longue ce que Jean Seignalet appelait de façon imagée « le syndrome d'encrassage ». (Il faut relire la dernière édition de son livre, Alimentation, troisième médecine, éditions François-Xavier de Guibert.)

C'est une réaction silencieuse…

Dr Dominique Rueff : Elle est silencieuse au départ et toujours dépendante à la fois de la quantité d'aliment et surtout du temps de contact entre l'aliment négatif et le système immunitaire d'un individu donné. Contrairement aux allergies de type I à IgE qui sont des allergies immédiates et qualitatives, les allergies de type III à IgG sont des allergies quantitatives liées à la durée et à l'intensité de l'agression. Donc, au départ, on ne s'en rend pas compte et c'est pour cela que ces agressions font le lit des grandes maladies auxquelles on a affaire aujourd'hui.

Comment s'en rendre compte ?

Dr Dominique Rueff : C'est le thérapeute qui doit faire la relation entre un certain nombre de pathologies inflammatoires chroniques sans explication simple et cette possibilité.

Mais ce n'est pas une notion très connue.

Dr Dominique Rueff : Ce n'est pas une notion encore très connue chez les allergologues ou les spécialistes. On trouve cependant de plus en plus dans la littérature l'idée que l'inflammation chronique, même si elle est silencieuse, est le déclencheur ou le modulateur de pathologies comme par exemple la maladie d'Alzheimer, des pathologies cardio-vasculaires ou de type inflammatoires articulaires. On a quand même, aujourd'hui, la notion qu'il existe des états inflammatoires chroniques dont on ne connaît pas toujours les causes. On en mesure parfois les effets sur un plan biologique à travers une numération sanguine, une vitesse de sédimentation, une C réactive protéine. Mais un bon nombre de mes confrères ne font pas encore la relation entre cette inflammation chronique et les intolérances alimentaires.

Qu'est-ce qui doit inciter à consulter un thérapeute à ce sujet et comment le trouver ?

Dr Dominique Rueff : Le fait d'avoir une pathologie qui n'a pas pu être améliorée par les moyens habituels et simples.
On peut consulter des médecins formés à la prévention des maladies chroniques et à l'amélioration qualitative de la longévité. Mais aujourd'hui, dans le panel des médecins qui prescrivent l'immunonutrition, il y a des généralistes, des spécialistes de tout type. Ce sont des médecins qui se sont intéressés à ce problème parce qu'ils ont été informés ou qu'ils y ont été confrontés. Ce ne sont pas forcément des spécialistes.
À la fin du livre, j'indique le nom et les coordonnées d'une association, le Groupe d'étude nutrition, immunité et environnement (Génie), en mesure de vous communiquer l'adresse d'un médecin formé à l'immunonutrition le plus proche possible de chez vous.

De quelle façon l'immunonutrition peut-elle nous aider à mieux vieillir ?

Dr Dominique Rueff : Les trois axes du vieillissement sont l'inflammation chronique, le stress oxydant et la glycation. Mais l'inflammation chronique est toujours primaire par rapport aux deux autres. C'est l'inflammation chronique qui est le plus souvent le déclencheur et le moteur du stress oxydant et de la glycation. Sans inflammation chronique, il n'y a ni stress oxydant ni glycation.
Il est donc extrêmement important d'avoir les moyens clinique et diagnostique de pouvoir dépister si un organisme est en état d'inflammation chronique.
Des études ont été publiées disant que les sujets ayant une leucocytose chronique (c'est-à-dire trop de globules blancs dans leur « numération formule sanguine ») sont plus sensibles au vieillissement que d'autres et plus susceptibles de mal vieillir. La leucocytose chronique est souvent le signe d'une infection ou d'une inflammation chronique. Quand il y a une inflammation chronique dans un organisme, il faut bien entendu rechercher un foyer infectieux. Il est souvent difficile à trouver et peut se situer n'importe où dans l'organisme. On recherche en priorité les foyers dentaires, les problèmes de gorge, de pharynx ou de sinus, les inflammations et infections des gencives (parodontopathies) et bien entendu les foyers bronchiques et intestinaux.
Si l'on ne trouve rien, il faut se demander si le patient n'aurait pas une allergie alimentaire de type III et, finalement, s'il a une nutrition qui lui convient.
La détection des allergies de type III à IgG peut conduire bien au-delà de l'alimentation et, dans une démarche écologique globale, concerner notre environnement spécifique. Avec des résultats de tests d'immunonutrition, il me fut possible de diagnostiquer qu'un patient travaillant dans une usine d'emballage d'œufs était devenu complètement allergique à l'œuf. Chez des patients ayant travaillé en milieu humide, comme par exemple des cuisines ou des bureaux aux climatisations parfois mal nettoyées présentant des moisissures visibles à l'œil nu, on retrouve, à travers les tests, des allergies aux champignons et à l'aspergillus. De même, nous sommes ainsi parvenus à déterminer qu'une patiente habitait dans un milieu malsain et humide : une maison ancienne au bord de l'eau, un petit moulin… parce qu'elle était allergique à un certain nombre de moisissures spécifiques à cet habitat.

Mais le départ, c'est malgré tout le diagnostic d'allergies alimentaires ?

Dr Dominique Rueff : On fait le diagnostic des allergies de type III à IgG. Mais si le sujet se trouve dans un environnement où il respire des allergènes, ou s'il en manipule, on va aussi les retrouver dans ces tests.

Comment se fait le dépistage ?

Dr Dominique Rueff : Par une prise de sang pouvant être réalisée par n'importe quel laboratoire, qui enverra le tube après centrifugation au laboratoire qui réalise le test et ce au moyen d'un kit que le thérapeute a préalablement remis au patient.

Ce test permet de dépister beaucoup d'allergies ?

Dr Dominique Rueff : Le test sanguin dépiste actuellement 275 antigènes mais d'autres tests sont à l'étude, qui permettront de moduler les panels de tests en fonction du choix du médecin selon les problèmes particuliers de son patient. Le test actuel qui compte 275 réactions est très complet. Et c'est fondamental, car la liste des antigènes auxquels le patient ne réagit pas doit être suffisamment étoffée pour permettre d'élaborer un programme nutritionnel réalisable sans trop de contraintes ni de monotonie. Dans ces antigènes, il y a des aliments, des colorants, des agents de texture ou de liaison, des moisissures, des levures… Il faudra également tenir compte des allergies croisées. Par exemple, on ne teste pas encore les allergies à certains fruits exotiques. Cependant, il m'est arrivé de faire ces tests à des gens vivant habituellement en Asie. J'ai ainsi trouvé une allergie à la framboise. Bien entendu, la personne n'en mangeait pas, mais par contre consommait régulièrement des fruits exotiques probablement de même nature antigénique. Ce qui explique la réaction positive.

J'ai vu dans votre livre que l'on peut être allergique à un très grand nombre de choses.

Dr Dominique Rueff : En moyenne, sur environ 275 réactions possibles, les gens ont une trentaine de réactions positives.

C'est énorme !

Dr Dominique Rueff : Certains en ont beaucoup plus. Pour ma part, j'en avais 60 ou 65.

Comment fait-on dans ce cas ? On ne peut pas éliminer autant d'aliments de sa consommation quotidienne et de son environnement.

Dr Dominique Rueff : Les allergies sont classées en quatre catégories selon leur importance. On élimine les allergies de degrés 3 et 4, les plus fortes, pendant 12 à 24 mois et celles de degré 1 ou 2 pendant 6 à 12 mois. S'il y a un trop grand nombre d'allergies, dans un premier temps, on ne s'occupe que de celles de degrés 3 et 4.

Cela veut-il dire que lorsque l'on est sensible à certains aliments, on peut recommencer sans problème à les consommer au bout de quelque temps ?

Dr Dominique Rueff : Tout à fait. C'est ce qui fait la différence entre les allergies de type I à IgE et de type III à IgG. Lorsque l'on a une allergie de type I, par exemple à la farine ou au nickel, on le reste toute sa vie, sauf si on se fait désensibiliser.
Mais une allergie de type III, liée à la réaction antigènes/anticorps au niveau de la muqueuse intestinale, est dépendante de la mémoire cellulaire. Il faut entre deux et six mois, selon l'intensité de l'allergie, pour que la mémoire cellulaire s'efface. À partir de ce moment-là, on demande aux gens de réintroduire lentement l'aliment concerné et d'observer ce qui se passe.

C'est un suivi de longue durée !

Dr Dominique Rueff : Oui, et je trouve passionnant que le résultat des tests permette une véritable éducation nutritionnelle de longue durée et spécifique à un sujet, à un mode de vie et d'alimentation.
Il y a deux ans, j'ai fait une intervention sur ce sujet dans le cadre du « Salon forme et santé ». J'ai détaillé le principe de la rotation alimentaire qui est fondamental, car en relation directe avec ce type d'allergie. Une personne dans l'assistance m'ayant demandé des explications, je lui ai répondu que nos parents auraient dû nous expliquer cela depuis notre plus tendre enfance : si nous consommons tous les jours les mêmes aliments, nous risquons d'y devenir allergiques. Si nous ne consommons un aliment donné que tous les trois ou quatre jours, nous diminuons ce risque. Ainsi, si une personne voit ses migraines s'améliorer en arrêtant de consommer, par exemple, des laitages de vache auxquels elle était allergique et se met alors à consommer quotidiennement du lait de soja, elle va devenir allergique à ce lait et ses symptômes vont réapparaître au bout de quelques mois.
Dans les programmes d'alimentation, comme on teste un grand nombre d'aliments, même si l'on est allergique à 30 ou 40 d'entre eux, il en reste encore 230 à 240 que l'on peut consommer.
Ils vont être présentés, séparés en quatre colonnes, pour permettre aux patients de mettre en route le plus facilement possible cette rotation alimentaire. Par exemple, si l'on mange des bananes le lundi, il ne faut pas en reprendre avant le vendredi ; c'est pareil avec tous les aliments.
C'est pour cette raison que le thérapeute va demander à son patient de tenir un véritable journal alimentaire, c'est-à-dire de noter scrupuleusement tout ce qu'il consomme afin de dépister les erreurs qu'il pourrait faire par rapport aux évictions ou à la rotation.
Le sous-titre du livre, « Se nourrir selon son immunité », précise bien que la gestion de son alimentation en fonction des résultats des tests conduit à une véritable éducation nutritionnelle en fonction de son immunité spécifique.
En théorie, personne ne devrait manger la même chose que son voisin. Il y a déjà eu des recherches dans cette direction avec les travaux du Dr Peter J. d'Adamo, sur les groupes et sous-groupes sanguins, qui peuvent déjà donner de bons résultats.
Tous les articles de vulgarisation de la presse féminine ou santé recommandent en général les mêmes alimentations ou supplémentations « santé » ou « antiâge ». Cela ne peut être qu'une très grande approximation ! En réalité, chaque personne a une individualité biologique qui nécessite, le cas échéant, des conseils spécifiques tant au plan de l'alimentation que d'une éventuelle supplémentation nutritionnelle ou d'une meilleure gestion de son environnement. Bien sûr, il y a des gens qui se ressemblent et se regroupent en catégories. Il y a des maigres, des ronds, des gros, des carrés, des blonds, des bruns, des groupes O, B et A ou AB, des campagnards et des citadins… mais rien ne remplacera jamais un examen clinique et biologique spécifique et personnalisé.

Existe-t-il une relation entre l'état de l'intestin grêle et les réactions allergiques de type III ?

Dr Dominique Rueff : Bien entendu, et cette relation est de deux sortes. D'abord au niveau de la flore intestinale, car les sujets très réactifs sont souvent porteurs d'infections chroniques, notamment à champignons. C'est pour cette raison que la prescription de tests sanguins d'immunonutrition est souvent accompagnée de la prescription d'une analyse de selles (coproculture).
Mais, attention, il ne s'agit pas d'une coproculture réalisable n'importe où, mais dans certains laboratoires plus spécialisés s'intéressant autant à l'aspect fonctionnel de la digestion qu'à l'équilibre de la flore normale (dite saprophyte) et à la présence de certains germes pathogènes.
Le dosage de certains antigènes ou enzymes dans les selles peut également être demandé. Bien sûr, s'il y a une infection il faut la traiter puis la prévenir au moyen, par exemple, de probiotiques, glutamine, résine de mastic ou extraits de pamplemousse…
Le second élément à prendre en compte est l'augmentation de la perméabilité intestinale (Leaky Gut Syndrom). La rémanence des états d'allergies de type III à IgG va peu à peu altérer anatomiquement la paroi de l'intestin grêle, que l'on nomme « bordure en brosse ». Plus cette paroi sera altérée, plus les antigènes vont réagir avec notre système immunitaire. On entre alors dans une sorte de cercle vicieux où la lésion anatomique va aggraver l'allergie et inversement. C'est ainsi que se déclenchent ou s'entretiennent des pathologies banales de l'intestin, comme les colites chroniques, mais également des maladies beaucoup plus invalidantes, comme la recto-colite ulcéro-hémorragique, la maladie de Crohn ou la maladie cœliaque.

Est-ce que, par exemple, des douleurs d'arthrose pourraient être en partie soignées en modifiant son alimentation selon son immunité ?

Dr Dominique Rueff : Ce n'est pas l'arthrose qui va être soignée mais l'inflammation et la douleur secondaires à l'arthrose. Il en est de même pour toutes les pathologies plus ou moins inflammatoires, les maladies métaboliques et endocriniennes, comme le diabète. Les thyroïdites sont également des pathologies inflammatoires, de même que les pathologies cardio-vasculaires et neuropsychiatriques (dépressions). Les thérapies classiques et spécifiques que tous les médecins généralistes, endocrinologues, cardiologues ou psychiatres prescrivent ont souvent des vertus anti-inflammatoires. C'est notamment le cas des médicaments contre le cholestérol de la classe des « statines » que les cardiologues prescrivent pour cet effet anti-inflammatoire de protection vasculaire et cela, indépendamment des taux de cholestérol. L'immunonutrition va dans le même sens.
Beaucoup de pathologies neuropsychiatriques, de troubles cognitifs de dégénérescence cérébrale, dont la maladie d'Alzheimer n'est qu'un exemple, sont des pathologies inflammatoires chroniques. Il en est de même de l'hypertension artérielle, des obésités abdominales morbides, du syndrome métabolique ou des fibromyalgies.
Il existe également une relation entre les allergies de type I et de type III. Quand on examine des patients qui ont souffert toute leur vie d'eczémas, de fatigues chroniques, de douleurs chroniques, d'urticaires ou de rhinites… et qui n'ont pas été améliorés par les thérapeutiques spécifiques ou les désensibilisations, on peut leur proposer un test des allergies de type III à IgG. La gestion de l'alimentation et de l'environnement en fonction de leurs résultats améliorera leurs symptômes de façon très souvent significative.

Mais cela doit être très compliqué et ennuyeux au quotidien ?

Dr Dominique Rueff : Cela dépend du nombre d'allergies. Avec 10 ou 15, ce n'est pas un problème. Être allergique par exemple aux framboises, aux poivrons, aux airelles, ce n'est pas très difficile à éliminer. La moutarde, c'est très fréquent. La vanille, on la retrouve partout à l'état de trace, comme par exemple dans les chocolats, les sauces, les crèmes, les savons.
Un très grand nombre de gens sont allergiques aux levures. Soit aux levures de boulangerie, soit aux levures chimiques. Cela veut dire que tout ce qui est viennoiserie sera prohibé pendant une durée qui dépendra de l'intensité de la réaction allergique sur le test.
C'est un aspect passionnant de l'alimentation qui reste finalement, comme le disait Hippocrate (« Que l'aliment soit ton remède ! »), la première des médecines.
En plus de ses vertus curatives, la prise en main de la gestion de son alimentation en fonction de son individualité biologique, génétique et immunitaire présente un réel intérêt pédagogique.
Mais le thérapeute ou le nutritionniste doit pouvoir prendre le temps d'en expliquer les tenants et aboutissants, d'éclairer son patient sur les bénéfices qu'il peut tirer de quelques contraintes qui, dans tous les cas, peuvent être relativisées.

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RUEFF Dominique (Dr)
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