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01-06-2008

Entretien avec le Dr Christophe de Jaeger
Auteur du livre La Nouvelle Méthode anti-âge éditions Odile Jacob

De Jaeger

 

 

Pourquoi passer d'antiâge à longévité, alors que votre livre est intitulé La Nouvelle Méthode anti-âge ?

Dr Christophe de Jaeger : L'«antiâge» est passé dans le langage commun. Mais c'est un terme qui ne veut rien dire, médicalement. Alors je profite de ce livre, que je suis obligé d'intituler antiâge, pour que l'on sache dans quelle catégorie il se classe, pour expliquer que ce n'est pas le bon terme, que c'est quelque chose de beaucoup plus compliqué, de très sérieux et surtout d'efficace.
C'est un peu un livre de transition. La terminologie antiâge s'est imposée mondialement. Mais derrière ce terme, on trouve de tout : les crèmes antiâge de la cosmétologie, la médecine esthétique - car pour beaucoup, médecine esthétique et médecine antiâge se confondent - et, enfin, une authentique médecine de la santé et de la longévité, dont le but est de maintenir les gens en bonne santé le plus longtemps possible en faisant appel à de la très haute technologie médicale.
Par définition, également, parler de médecine antiâge n'est pas médical. C'est pour cela, d'ailleurs, que je parle de méthode antiâge. Dans la médecine antiâge, il y a une double contradiction. D'abord, antiâge. Nous vieillissons tous, même si, à la limite, nous « rajeunissons » parce que nous avons de meilleures capacités fonctionnelles. Mais chaque jour nous prenons une journée. Et ce sera toujours le cas, même si nous parvenons à 120 ou 150 ans, voire plus. Et ceci reste vrai, même si nous restons en pleine forme, par exemple à 90 ans, comme nous le sommes à 40 ou à 30 ans. Donc l'antiâge n'a pas de sens, littéralement parlant.
Ensuite, la médecine antiâge n'a pas de sens, médicalement parlant. Il n'existe pas de médecine antidiabète ou anticancer. Nous sommes donc obligés de nous différencier des autres. Le titre initial de ce livre était La Révolution de la longévité. L'idée était de dire que demain, ceux qui le voudront pourront vivre largement plus longtemps qu'aujourd'hui. C'est-à-dire que l'idée de l'espérance de vie à 80 ans et quelque est une limite qui va être totalement dépassée par un groupe de gens qui ont décidé de se prendre en charge.
Demain, nous aurons en fait deux groupes d'individus : ceux qui vont dire : « Je fais de ma vie ce dont j'ai envie et quand je serai malade, je serai pris en charge à 100 % » et ceux qui ont 50 ans aujourd'hui et qui disent : « Je suis en pleine forme et je veux le rester et ce n'est pas à 80 ans qu'il faudra agir mais aujourd'hui. »
Je voulais également montrer dans ce livre que nous ne pouvons pas espérer vieillir différemment sans une vision globale de l'individu. Et c'est un point fondamental. La méthode consistant à dire : « Je prends un peu de cela, un peu de ceci parce que j'ai lu que c'était bien pour la peau… pour certaines maladies… » n'est pas forcément l'idéal. Il faut regarder la nutrition, les compléments nutritionnels et nous ne pouvons pas nous en passer. Avec les années, le tube digestif vieillit lui aussi et nos besoins changent. Il faut donc compenser tout cela. Les compléments nutritionnels, pour un individu qui veut bien vieillir, sont totalement indispensables et incontournables. Mais ils ne suffisent pas non plus.

Que faut-il en plus ?

Dr Christophe de Jaeger : Déjà, il faut de l'exercice physique. Et dans ce domaine les bonnes intentions ne suffisent pas. Il faut s'entraîner d'une certaine manière qui ne s'invente pas. Et cette méthode d'entraînement va différer selon les individus.
Les gens ont souvent l'impression qu'il suffit de marcher un peu ou de faire du golf une fois par semaine pour être bien. Mais cela ne suffit pas. Pour entraîner un cœur, un poumon ou pour améliorer une masse maigre - la quantité de muscles -, il faut procéder à un entraînement avec de la musculation et de l'endurance. Cela prend du temps, même si cela n'en prend pas beaucoup. La musculation peut se faire en dix minutes chaque matin. C'est facile. Et il existe des tas de méthodes qui permettent de travailler le système cardio-respiratoire en toute sécurité. Quand des gens, au bout de six mois, disent : « Je suis parti en voyage et je n'ai pas pu faire mon exercice, cela m'a manqué », là, nous savons que c'est gagné et c'est important.
Et puis, il y a les hormones et leurs précurseurs. Les hormones (œstrogènes, testostérone…) comme les précurseurs métaboliques (DHEA ou prégnénolone) sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme. Sans hormones, nous ne pourrions pas vivre !
Le dernier point important est que tout cela doit être chapeauté par une philosophie. Il ne suffit pas de multiplier les prises de médicaments, d'hormones, de compléments ou autres, il faut également avoir une philosophie de vie qui nous permette de gérer notre quotidien et notre capital santé.
Cette philosophie est importante : si vous ne faites que de mauvais choix, dormez mal toutes les nuits… vous ne pouvez espérer mettre de votre côté toutes les chances de bien vieillir. L'organisme n'est pas fait pour stresser en permanence. Le stress est une réaction de défense ponctuelle. Dans nos vies aujourd'hui, le stress est quotidien et devient chronique. C'est un problème qui a un impact négatif sur notre fonctionnement physiologique. Il faut donc apprendre aux gens à avoir une autre vision de leur vie.

Vous soulignez à plusieurs reprises que prendre soin de sa santé relève plus de la générosité que de l'égoïsme.

Dr Christophe de Jaeger : Je rencontre régulièrement des gens qui pensent ne pas avoir ou ne pas devoir s'occuper de leur santé. Ils pensent que la société devra les prendre en charge lorsqu'ils seront malades. D'autres, encore, sont tout à fait dans une autre logique typiquement judéo-chrétienne : « Je n'ai pas le droit de m'occuper de moi, il faut que je m'occupe de ma famille, de ma femme, de mon travail… » En fait, tout passe avant soi. Et cela, c'est une logique tellement primaire et délétère qu'elle en est dramatique.
Si vous voulez vous occuper des autres, il est important d'être en bonne santé vous-même. Certaines personnes qui viennent nous voir disent : « Je ne viens pas égoïstement mais parce que j'ai une fille de tel âge, des petits-enfants… Je veux m'en occuper, je ne veux pas être à leur charge. »

L'absence de maladie est-elle synonyme de bonne santé ?

Dr Christophe de Jaeger : Non, pas du tout. Je vois là encore beaucoup de gens qui disent : « Je suis suivi par un cardiologue qui m'a dit que j'ai un cœur de 20 ans », parce que leur épreuve d'effort cardiologique est normale. Ils se disent que tout va bien. Ils ont un cœur de 20 ans, donc ils pensent avoir 20 ans. Enfin… ils ne le croient pas tout à fait, puisqu'ils viennent nous voir !
Ce n'est pas parce que l'on n'est pas malade que l'on est en bonne santé. Entre la maladie et la santé, il y a une énorme marge. On peut très bien avoir une sténose coronarienne importante, de l'ordre de 80 %, et une épreuve d'effort normale. Simplement, quand la thrombose coronaire passera à 85 %, ce sera le début d'une angine de poitrine. Et ce n'est qu'une variation de quelques pour cent. Elle n'est pas de 0 à 85, mais de 80 à 85.
Lorsque le cardiologue dit que vous avez un cœur de 20 ans, cela veut simplement dire que vous n'avez pas aujourd'hui de maladie cardiaque avérée. C'est tant mieux parce que dans notre centre nous allons nous battre pour que vous n'en ayez pas du tout.
Dans certains cas, par exemple, nous allons nous rendre compte que ces patients ont une homocystéine à 20, qui est un facteur de risque vasculaire coronarien majeur.

Le cardiologue ne regarde pas cela ?

Dr Christophe de Jaeger : Non, l'homocystéine est très rarement dosée par le cardiologue. Tout comme les gynécologues ne dosent pas les hormones dans le sang. C'est rarissime, parce que ce n'est pas leur culture et ce ne sont pas les médicaments qui vont jouer sur l'homocystéine, mais des compléments nutritionnels.
Il nous arrive de demander des angioscanners dès que nous avons un doute. Nous avons de multiples exemples de patients avec des épreuves d'efforts négatives et des angio-scanners montrant des lésions coronariennes sévères à très sévères. Cela débouche sur deux choses. Il faut d'abord assurer la survie et donc la sécurité du patient. Pour cela, une prise en charge cardiologique sera décidée et permettra de protéger le patient. Ensuite, il est évident qu'une prise en charge préventive est indispensable et c'est là où nous pouvons intervenir efficacement.

Vous pouvez avoir une action réellement efficace ?

Dr Christophe de Jaeger : Oui, et c'est là un élément essentiel. Nous sommes capables d'agir sur le vieillissement des différents systèmes physiologiques qui nous composent. Prenons un exemple : le système artériel. La caractéristique physiologique essentielle de l'artère est sa souplesse. Une artère jeune est souple. Tout au long du vieillissement et dès 18-20 ans, nos artères vont se rigidifier. Cette rigidification aboutira à la maladie. Je vous rappelle que les maladies cardio-vasculaires restent la première cause de mortalité dans nos pays industrialisés. Or, grâce à notre prise en charge spécifique (globale et personnalisée), nous avons des résultats qui se traduisent par une diminution de la rigidité artérielle de nos patients en moyenne d'environ 5 % par an. Ce qui veut dire que nous pouvons, malgré le vieillissement, améliorer une fonction physiologique. C'est réellement extraordinaire et complètement nouveau.
Cela veut donc dire que nous sommes réellement capables d'agir. Nous pouvons aujourd'hui améliorer une fonction cardiaque, vasculaire, métabolique, osseuse… sans avoir recours à des médicaments, mais simplement en modifiant un certain nombre de règles hygiéno-diététiques et en corrigeant de façon adaptée des déficits que nous avons objectivés dans l'organisme. Être capable de modifier l'évolution d'un système est déjà une notion complètement révolutionnaire. Et c'est notre quotidien dans notre centre.

Comment intervenez-vous ?

Dr Christophe de Jaeger : Il n'y a jamais de réponse univoque. Nous avons une prise en charge globale, personnalisée, adaptée à chacun. Nous ne pouvons pas dire si c'est tel ou tel produit qui est actif ou le simple fait de faire de l'exercice. En réalité, c'est l'association de l'ensemble des mesures que nous conseillons qui a un effet synergique. Cela va des mesures nutritionnelles aux hormones, en passant par l'activité sportive, etc. L'un va peut-être agir pour 5 %, l'autre pour 30 %, un autre pour 15 %… mais peut-être que si l'on ne met pas en place celui qui agit pour 5 %, les autres n'agiront pas du tout. Dans le vieillissement d'un individu, il n'y a pas un seul, mais une multitude de déficits et il n'existe pas de solution miraculeuse, tel que certains aimeraient le faire croire.
En ce qui concerne cette notion de « philosophie de la longévité », le point important est de comprendre l'importance de chaque élément de la prise en charge, de comprendre qu'il faut savoir se donner du temps plusieurs fois par semaine pour s'occuper de son capital santé, mais également, l'importance de l'esprit sur le corps. Savoir se donner au moins une demi-heure par jour pour gérer sa santé est important. Si vous vous donnez une heure par jour, c'est mieux. Mais c'est un choix personnel. Personne ne peut vous imposer de prendre 30, 40 ou 60 minutes par jour pour vous, pour vous occuper de vous ! C'est certainement un des points les plus difficiles. Curieusement, ce sont nos patients de 50 ans qui sont cadres, chefs d'entreprise ou libéraux… donc des gens très actifs, pour qui cela pose le moins de problèmes, car ils intègrent ce temps « santé » dans leur planning et le respectent. Ils ont décidé de le faire et ils le font. Les difficultés viennent souvent beaucoup des gens qui ont du temps car à la retraite, mais qui se laissent volontiers « dépasser »…
Mais prendre du temps pour soi peut également être extrêmement difficile, si on ne gère pas son emploi du temps. En plus, si vous êtes fatigué, stressé, embêté par plein de choses dans votre vie, vous aurez l'impression que ces 20 minutes « santé » vont vous mettre complètement à plat et vont amputer votre énergie, alors qu'en réalité en quelques mois de prise en charge vous vous sentirez beaucoup mieux.
Enfin, si l'on parle de philosophie de vie, cela implique un regard différent sur la vie, sur votre vie. Cela implique une gestion active du stress, et non pas seulement en être la victime. Tout ceci contribue à la santé et à la longévité, qui sont nos principaux objectifs dans notre centre.

Parlez-nous du capital santé.

Dr Christophe de Jaeger : J'aime bien cette expression parce qu'elle explique plutôt bien notre concept. Au départ, nous naissons avec un certain nombre de gènes qui correspondent à notre capital de base. C'est comme à la Caisse d'épargne. Au départ, vos parents ont déposé par exemple 100 euros pour démarrer votre compte. C'est votre capital de base.
Ensuite, tout au long de votre enfance et de votre adolescence, vous pouvez développer ce capital avec des versements complémentaires. Vous pouvez aussi ne rien faire, cela ne dépend que de vous et c'est votre choix, mais également celui de vos parents. Enfant et adolescent, vous êtes, en effet, plus ou moins guidé par vos parents. Certaines personnes ont un tout petit capital santé, sont un peu chétives… Mais ce capital santé peut être développé à travers de multiples activités. À 18-20 ans, votre capital santé n'est pas encore fixé et il est possible de le dépenser ou de le faire fructifier. Actuellement, la règle générale est plutôt de le consommer, année après année. Un jour, les conséquences de ce grignotage incessant apparaissent : il ne reste plus rien du capital santé et c'est la maladie. Alors, au lieu de gérer leur santé, les gens gèrent leur maladie. Le tournant se prend généralement vers la cinquantaine.
Mais il est aussi possible de faire fructifier ce capital à partir de 18-20 ans. Certains vont ainsi poursuivre leur activité physique, renforcer leur cœur, leur masse osseuse… De très belles études de physiologie montrent ainsi que les améliorations peuvent se poursuivre au-delà de 90 ans. Et cela a des conséquences sur l'ensemble de l'organisme, sur sa santé et sa longévité.
Si vous développez des activités physiques, vous consommez plus de sucre et sollicitez moins votre pancréas et votre insuline naturelle. Vous allez donc l'économiser pour la suite. Vous êtes dans une situation où vous consommez plus de graisse, plus de sucre et où vous allez continuer à améliorer votre santé et donc votre longévité.
Aujourd'hui, avec ce que nous faisons, nous avons clairement pour objectif de maintenir ou retrouver la santé. Mais pas seulement l'absence de maladie. L'objectif est bien en réalité d'optimiser la santé. Certains de nos patients n'ont jamais été aussi bien.
Le deuxième objectif derrière la santé est la longévité. Une fois que vous êtes en pleine santé, pourquoi voulez-vous que cela s'arrête ?
Si les gens meurent, c'est quasiment à 100 % de maladies. Les études nécropsiques américaines sont toujours passionnantes et montrent qu'à 90 ans, à 100 ans comme à 82 ans, c'est toujours une maladie qui est responsable du décès de la personne. Ce n'est jamais la petite bougie qui s'éteint lentement comme certains l'imaginent. Mais quand on autopsie des gens qui meurent apparemment de vieillesse - et nous n'avons que des études américaines parce qu'il n'y a que les Américains qui autopsient, en France on ne le fait pas -, on retrouve toujours des causes passées inaperçues : un infarctus, des tumeurs, une tuberculose, une maladie du sang, une démence… il y a toujours une cause. Mais on ne l'a ni diagnostiquée ni traitée du vivant de la personne.

Vous voulez dire que les cellules ne s'usent pas ?

Dr Christophe de Jaeger : Si, et cette usure fait ensuite le lit de la maladie et c'est la maladie qui nous tue. La ou les maladies.
Alors ensuite que se passe-t-il ? En vieillissant, vous avez un débit cardiaque qui baisse et donc une moins bonne perfusion cérébrale. En conséquence, vos cellules cérébrales vont commencer à souffrir. Cette situation va contribuer à diminuer la concentration de vos neurotransmetteurs. Des troubles de la mémoire vont s'installer, progressivement vos habitudes alimentaires vont se détériorer avec une baisse de la prise de protéines et une augmentation de la consommation de sucres, etc. Du coup, vous sabotez votre organisme, vous sciez la branche sur laquelle vous êtes assis en termes de santé et favorisez l'émergence ou le développement de maladies. Tout ceci va favoriser la mort des cellules cérébrales.
À l'inverse, si vous développez une stratégie de santé, vous ferez reculer l'émergence d'un certain nombre de maladies comme le diabète, l'hypertension… Si vous apportez à votre organisme ce dont il a besoin, si vous prenez les compléments alimentaires adéquats, si vous faites de l'exercice physique, sans parler des hormones, vos artères seront en bien meilleur état que si vous ne le faites pas. Là encore, être en bon état le plus longtemps possible nous amène à la notion de longévité. Nous ne sommes pas du tout limités pour des raisons chromosomiques à 120 ans. Ce n'est pas vrai. La limite des 120 ans est une limite statistique. Je crois que les gens de la cinquantaine et même de 60 ou 70 ans qui vont se prendre en charge et faire effectivement quelque chose pour eux-mêmes vont avoir une espérance de vie très supérieure à l'espérance de vie moyenne qui est actuellement d'environ 80 ans. Et une espérance de vie supérieure en bonne santé !
Il y a aussi une notion très ancrée dans l'esprit des gens qu'il faut absolument combattre. Les gens se disent que 80 ou 90 ans sont synonymes de handicap. C'est vrai dans la réalité si on se laisse vivre (sans gérer sa santé) mais cela devient totalement faux si on décide de se prendre en charge. Nous suivons des gens de 90 ans qui voyagent comme des gens de 50 ans. Ils font des projets et ne pensent pas du tout à la mort ou au handicap. Ils sont devenus les acteurs de leur santé !

Mais on ne peut pas toujours améliorer, certaines fonctions se dégradent.

Dr Christophe de Jaeger : Non, ce n'est pas si simple que cela, car nos différentes fonctions physiologiques s'imbriquent étroitement. Certaines fonctions plus accessibles à la prise en charge peuvent contribuer à compenser d'autres fonctions moins accessibles aujourd'hui. Ceci pose également le problème de la précocité de la gestion de notre capital santé. Plus on intervient tôt, plus on peut agir efficacement. On en vient forcément à parler du polymorphisme génétique actuellement très controversé. Le génome a entre autres deux intérêts. Il donne la capacité, par exemple, de fabriquer de l'insuline pendant un certain temps. Cette capacité est plus ou moins importante. Si vous l'utilisez en consommant énormément de sucreries tout au long de votre vie, vous atteindrez plus rapidement vos limites. En d'autres termes, vous utiliserez votre capacité insulinique plus vite. Donc, vous arriverez aussi plus vite à une déficience en insuline et par suite à un diabète. Globalement, si vous avez une sensibilité au diabète et que vous faites attention toute votre vie à ce que vous mangez et faites de l'exercice, la maladie, au lieu d'arriver à 50 ans, ne se développera peut-être qu'à 80 ans. Il est donc clair qu'il est possible d'agir sur ce point. En gérant convenablement votre capital santé, il est possible de reculer l'échéance d'un certain nombre de pathologies et si ainsi vous faites reculer de 30 ans l'émergence d'un diabète, je trouve que c'est formidable ! Notre cartographie génétique peut donc nous aider à cela. Il en est de même pour les cancers. Mais la sensibilité à faire une maladie n'est pas une certitude. Elle est fonction d'un certain nombre d'éléments et notamment du système immunitaire. Si vous maintenez, grâce à des compléments nutritionnels et à un mode de vie satisfaisant, un système immunitaire en bonne forme, vous allez réduire la probabilité de développer une pathologie.
Le deuxième point est notre capacité génétique à gérer les toxiques dans notre organisme. L'étude de notre génome peut nous donner des éléments très importants quant à notre sensibilité personnelle à certains toxiques et à notre capacité à nous en débarrasser.

Quelle complémentarité avec la médecine conventionnelle ?

Dr Christophe de Jaeger : Notre médecine de la santé et de la longévité n'est pas une médecine parallèle. C'est une médecine pure et dure de la santé et non de la maladie. Nous sommes en parfaite complémentarité avec la médecine conventionnelle. Nous travaillons sur l'aspect santé et lorsque nous découvrons une maladie dans le cadre de nos bilans, nous travaillons main dans la main avec le médecin traitant ou le spécialiste qui peut traiter au mieux cette pathologie. De toute manière, le traitement du patient sera d'autant plus efficace qu'il sera en bonne santé au plan général.
Il n'y a donc aucune concurrence mais deux aspects différents et synergiques de la médecine : l'aspect physiologique que nous prenons en charge et l'aspect pathologique, la maladie, que prennent en charge nos autres confrères. Plus nous renforçons l'aspect physiologique, plus nous optimisons le bon fonctionnement de l'organisme, plus il luttera efficacement contre la maladie, si elle doit se présenter.

En résumé, pourquoi ce livre ?

Dr Christophe de Jaeger : Pour que les gens y voient un peu plus clair. J'avais envie d'expliquer ce qu'est réellement cette médecine émergente de la santé et de la longévité, d'expliquer son sérieux, ses résultats, dans quel contexte elle se développe, ce que l'on peut en attendre et les différences existant avec d'autres approches.
Ce livre en appelle d'ailleurs d'autres. C'est la première pierre d'un édifice pour expliquer globalement ce qu'il en est, où nous souhaitons aller et avec quels moyens, et ce que nous pouvons attendre de cette médecine de la santé et de la longévité. Ensuite, il faudra décliner les différents aspects de façon plus précise, que ce soient les problèmes de nutrition, d'exercice physique, d'hormones… mais à chaque fois avec un autre livre.

Docteur Christophe de Jaeger
Centre médical santé et longévité
Paris, France
Tél. : +33 (0)1 44 96 00 00
Mail : secretariat@cemesal.org 
 

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