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01-05-2007

Entretien avec le Dr Claude Dalle

Auteur du Guide pratique de la médecine antiâge
Thierry Souccar Éditions


Pourquoi ce Guide pratique ?

Parce qu'il n'existe sur la médecine antiâge rien de synthétique et d'accessible au grand public, parce que cette discipline est mal connue et qu'on lit tout et n'importe quoi à son sujet, par exemple qu'il n'est pas normal de vouloir aller contre le vieillissement « naturel », que les traitements hormonaux sont forcément dangereux ou que les compléments alimentaires sont inutiles…

Qu'est-ce que la médecine antiâge ?

La médecine antiâge consiste à mettre en œuvre une modification du mode de vie, associée le cas échéant à des traitements pour freiner le vieillissement et prévenir ou retarder les maladies liées à l'âge. Ce n'est pas une médecine de la jeunesse éternelle comme on le croit souvent. Il ne s'agit pas de devenir immortel mais de repousser les limites aussi loin que possible.

Mais, plus concrètement ?

C'est une médecine holistique dans le sens où elle englobe l'être humain et son environnement. L'être humain par sa manière de vivre, de dormir, de manger, de rêver, d'être optimiste ou pessimiste, par son métabolisme, sa biologie, par le fonctionnement de ses organes, qu'il s'agisse des reins comme du cerveau. Et c'est aussi une médecine du style de vie, du milieu ambiant, de l'environnement et, par exemple, de la protection contre la pollution ou les radiations, la prévention du stress. C'est une médecine qui cherche à diminuer les facteurs de risque qui peuvent vous faire vieillir. Au premier rang desquels on trouve le stress et l'hormone du stress qui s'appelle le cortisol.

Votre livre apporte des solutions concrètes pour lutter contre ces facteurs de risque ?

Oui, j'y présente ces facteurs de risque, mais aussi bien sûr, et de manière très concrète, les solutions pour s'améliorer physiquement et mentalement, pour retrouver naturellement optimisme et bonne humeur, freiner le vieillissement des organes, rétablir les grands équilibres de notre jeunesse lorsqu'on dormait dans n'importe quelle circonstance, qu'on récupérait en quelques heures, qu'on débordait d'énergie et d'optimisme, qu'on était mince et tonique, qu'on disposait d'une sexualité débordante. Pour rétablir ces équilibres, on va se servir de l'alimentation, des hormones, de changements dans le style de vie.


Peut-on réellement retrouver l'optimisme en améliorant son alimentation ?

Mais bien sûr ! L'alimentation est quelque chose de beaucoup plus puissant que l'on ne croit et même que ce que je croyais moi-même. L'alimentation module le niveau de messagers chimiques du cerveau, comme la dopamine, qui joue un rôle crucial dans le désir et l'optimisme. Mais l'alimentation module aussi le niveau des hormones sexuelles, comme la testostérone, qui elles aussi ont un effet au niveau du cerveau. J'ai des patients qui, par la simple correction alimentaire, font remonter tout seuls et rapidement des taux d'hormones, et cela en quelques mois.

On peut prendre un exemple ?

J'ai une patiente qui présentait un syndrome d'épuisement, de surmenage si vous voulez, ce qu'on appelle burnt-out, avec des déficiences hormonales importantes. Et ce pour plusieurs hormones : hormone de croissance, thyroïdiennes, etc. Et cette patiente avait, en fait, une très mauvaise alimentation avec un grand nombre d'intolérances alimentaires que nous sommes arrivés à débusquer. Elle a eu la volonté de tout changer. Cela lui a pris plus de six mois. Et, au bout d'un peu plus d'un an, à ma grande surprise, un grand nombre de ses hormones étaient corrigées et avaient retrouvé des niveaux normaux.

À votre grande surprise ?

Oui, parce que je ne pensais pas que l'alimentation avait un tel pouvoir. Cette patiente est certes un cas emblématique. Mais je constate chaque jour la force d'une alimentation équilibrée.

Quels types de changements alimentaires lui avez-vous demandé ?

Il lui arrivait de se nourrir de ce que les Américains appellent junk food : pizzas, frites, hamburgers, sodas, elle consommait peu de légumes, peu de fruits, elle était sans le savoir intolérante au gluten, la protéine du blé. Nous avons corrigé et adapté tout cela et ses hormones ont commencé de remonter, en particulier l'hormone de croissance, dont le taux plasmatique a été multiplié par 2,5 en l'espace d'un an. Avec plus d'hormone de croissance, elle s'est sentie bien mieux. C'est un cercle vertueux.

Quelle est la place de la supplémentation ?

Elle est indispensable. Et plus on vieillit, plus elle l'est. Avec l'âge, on accumule déficiences et carences, les nutriments sont moins bien absorbés, ou moins bien synthétisés - la vitamine D par exemple -, donc le système enzymatique fonctionne bien. En plus, les récepteurs sont moins nombreux ou alors ils sont déformés ou abîmés, c'est aussi le cas des canaux protéiques qui permettent aux organes et aux cellules de se procurer des nutriments. Pour de multiples raisons, donc, on absorbe moins bien les nutriments essentiels et on les utilise moins bien. Et puis, avec l'âge, la pollution intérieure augmente, les toxines s'accumulent. Voilà pourquoi il faut vraiment faire appel à une supplémentation qui va corriger les carences et les déficiences. Mais il est important, avant, de faire des dosages pour savoir ce dont on a vraiment besoin. Si vous manquez de vitamines et d'autres micronutriments, c'est dangereux. Mais en prendre trop n'est pas bien non plus. Il faut être dans la bonne moyenne et pour cela faire faire des dosages.

Quand faut-il vraiment faire des bilans ?

Cela dépend de la clinique, de la plainte du patient, de son âge. Quelqu'un de 75 ans aura beaucoup plus de carences et de déficiences que quelqu'un de 45 ans. Pour ce dernier, on demandera un bilan plus simple que pour une personne de 75 ans qui n'a jamais vu de médecin antiâge et n'a jamais fait de bilan approfondi auparavant. À 75 ans, on constate souvent des carences et des déficiences importantes qui ont provoqué des dégâts dont certains sont irréversibles. De même, le bilan demandé est différent selon que le patient est un homme ou une femme.

Votre livre s'adresse au grand public ?

Il s'adresse en priorité au grand public, mais il devrait aussi être lu par les professionnels de santé. Le lecteur peut suivre seul les conseils qui concernent la nutrition, la supplémentation, le mode de vie. En revanche, pour ce qui concerne les hormones, les neuromédiateurs, l'aide du professionnel de santé est nécessaire. Il ne suffit pas de faire des bilans, il faut aussi savoir les interpréter, et là, le médecin antiâge a un rôle important à jouer. Il doit aussi écouter attentivement le patient, parce que ce qu'il dit est très important. Voilà pourquoi ce livre peut et doit aussi être lu par les médecins qui s'intéressent à la prévention. Ils y trouveront des pistes pour mieux soigner leurs patients.

Quels conseils donner à vos lecteurs ?

Cela dépend de l'âge du lecteur. S'il est dans la quarantaine, il peut faire un mini-bilan et, surtout, commencer à corriger son alimentation. Il doit évaluer ses apports alimentaires et ses apports vitaminiques, en oméga-3 et en autres micronutriments, et prendre conscience de leur importance. Ensuite, il y a la question de l'équilibre hormonal. Pour les femmes, par exemple, il est essentiel de corriger les hormones sexuelles. En lisant mon livre, les hommes vont se rendre compte que l'andropause, ce n'est pas seulement pour les autres. C'est insidieux, cela arrive tout doucement et cela concerne tout le monde. Si le lecteur a 60 ans, il doit vraiment faire un bilan parce que c'est ce qui va permettre de l'améliorer considérablement. En corrigeant les déficits et les déséquilibres, on obtient rapidement de réelles améliorations de la qualité de vie. Vieillir pour vieillir, cela ne sert à rien et n'a aucun intérêt. Mais bien vieillir et voir que les années sont bonnes à vivre, cela, c'est intéressant ! Moi, je me supplémente et je me rends compte à quel point cela m'a changé.

Depuis combien de temps vous supplémentez-vous ?

Depuis 8 ou 9 ans. Cela a changé mon énergie, mon mental, ma capacité de travail. Je prends de la DHEA, de l'hormone de croissance, des hormones thyroïdiennes, de la coenzyme Q10. J'ai corrigé mon andropause et beaucoup d'autres choses. Les conseils à donner dépendent vraiment de l'âge. C'est le critère le plus important.
Les lecteurs n'aborderont pas le livre de la même manière à 30 ans, à 40, à 50 ou à 70 ans. À 60 ou 75 ans, le lecteur qui veut améliorer sa qualité de vie doit passer par un médecin antiâge qui l'aidera à corriger ses carences et déficiences et améliorera sa qualité de vie.

 

Le Dr Claude Dalle, spécialiste de médecine antiâge, est président de l'Association française d'anti-aging et membre de l'A4M (American Anti-Aging Association) et de la WOSAAM (World Society of Anti-Aging Medicine).
Dans son Guide pratique de la médecine antiâge, le Dr Claude Dalle passe en revue les causes du vieillissement et nous explique comment les hormones, une alimentation optimisée, des compléments nutritionnels, une gestion du stress et la pratique d'exercices physiques peuvent nous aider à prévenir ses effets et à gagner des années de vie. Des tests pour évaluer l'âge biologique, savoir réaliser un bilan hormonal, nutritionnel ou environnemental, les conseils d'un coach sportif, complétés de 30 recettes culinaires antiâge apportent des réponses concrètes pour avoir un meilleur sommeil, plus de vitalité, une sexualité plus épanouie, une jolie peau… bref, pour tenter de retarder les effets du passage des ans.

Le programme antiâge suivi par le Dr Claude Dalle

Supplémentation

Thyroïde 60 mg
Hydrocortisone 10 mg le matin
DHEA 40 mg
Zinc 30 mg
Coenzyme Q10 100 mg
Vitamine C naturelle 500 mg
Testostérone gel liposomial 10 % 1 dose
 Mélatonine 5 mg
Complexe de vitamines B  
Hygiène de vie
7 heures de sommeil par nuit
Si possible 1?2 heure de sieste quotidienne
1?2 heure par jour d'exercice physique (en aérobie et anaérobie)

 

Acheter ce livre sur le site www.supersmart.com
DALLE Claude (Dr)
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