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01-07-2003

Nutrition et vieillissement D'après l'intervention du Dr Dominique Rueff Dans le cadre de la Journée de la Longévité, Paris, 21juin 2003.


Si l'on propose à des populations vieillissantes “en bonne santé apparente”, en d'autres termes sans maladie connue, de réaliser un bilan de leur équilibre nutritionnel, on trouve fréquemment des déficiences en nutriments essentiels. De plus, le vieillissement joue un rôle néfaste sur le statut vitaminique qu'il appauvrit. Les nutriments essentiels sont pourtant indispensables à la préservation de la santé, et à la qualité de la longévité.

Nous sommes en permanence exposés à des agressions oxydatives qui s'exercent sur tous les éléments de notre organisme et impliquent des mécanismes de réparation permanents dont l'origine se trouve dans l'ADN. Le stress oxydatif induit par ces agressions peut conduire à une accumulation ou à une amplification des erreurs de réparation. C'est là que des nutriments essentiels, notamment des antioxydants, jouent un rôle primordial, prévenant le développement de certaines maladies dégénératives, préservant ainsi plus longtemps un vieillissement en bonne santé.

La Journée de la Longévité

La Journée de la Longévité, organisée le 21juin dernier, dans les locaux de la faculté de médecine de la Salpetrière à Paris, était la première manifestation publique de la Société Française de Médecine et de Physiologie du Vieillissement (SFMPV).
Les exposés qui ont ponctué la journée (Les théories du vieillissement, Existe-t-il des marqueurs du vieillissement? Influences hormonales sur le vieillissement, Stress oxydatif, protéines et vieillissement, importance de la nutrition sur le vieillissement, Ménopause: le THS a-t-il une influence sur le vieillissement? Andropause: testostérone et vieillissement,…) ont permis de constater que la médecine du vieillissement peut avoir une spécificité et qu'elle se situe à l'interface de disciplines fondamentales.
L'objectif de la Société Française de Médecine et de Physiologie du Vieillissement est de compléter et de valider les connaissances dans le domaine de la physiologie du vieillissement et de former des professionnels intéressés. Son rôle sera de défendre une vision différente de la personne vieillissante en bonne santé et de travailler sur l'optimisation du vieillissement.
La SFMPV organisera, l'an prochain, tout au long de l'année, des ateliers pour ses membres.
Des documents de synthèse seront envoyés après chaque journée.

Société Française de Médecine et de Physiologie du Vieillissement
7, rue de l'Yvette -75016 Paris -
Tél.: 01 42 24 03 26.Fax: 01 42 88 89 55.

Des déficiences en sélénium reliées à différentes pathologies

Un grand nombre d'études récentes souligne les liens existant entre des déficiences en sélénium et certaines pathologies liées au vieillissement. L'étude EURAMIC met ainsi en évidence une corrélation inverse entre le taux de sélénium dans l'ongle du gros orteil et le risque d'infarctus du myocarde. Par l'intermédiaire de la glutathion peroxydase, le sélénium combat la lipoperoxydation et réduit l'agrégation plaquettaire.

Le bon fonctionnement du cerveau semble lui aussi tributaire d'un apport suffisant en sélénium. Celui-ci est indispensable pour lutter contre le stress oxydatif des neurotransmetteurs ainsi qu'à la glutathion peroxydase au niveau de la substance grise, le cerveau ne disposant pas de catalases efficaces. Selon une étude française menée à l'hôpital de la Salpetrière, à Paris, on observe une accélération du déclin des fonctions cognitives chez les vieillards dont les taux plasmatiques de sélénium sont faibles.

Chez des patients atteints d'Alzheimer, les concentrations cérébrales en sélénium n'atteignent pas 60% de celles des cas témoins. Le sélénium semble intervenir directement sur l'humeur à travers la dopamine. En effet, chez des rats expérimentalement carencés en sélénium, une baisse significative de la glutathion peroxydase mais, aussi, de la dopamine a été observée. Une étude britannique en double aveugle a démontré qu'une supplémentation avec 100mcg par jour de sélénium réduisait l'anxiété et diminuait la fatigue ainsi que certains états dépressifs.

Une étude portant sur 1312 sujets montre qu'une supplémentation quotidienne avec 200 mcg de sélénium réduit le risque de cancer de la prostate de 63%, du cancer du colon de 58% et du cancer du poumon de 46%.

Les virus profitent d'une mauvaise nutrition

Des chercheurs ont vérifié qu'une déficience en sélénium pouvait rendre des virus beaucoup plus virulents. Ils ont ainsi constaté que chez des souris ayant un régime appauvri en sélénium ou en vitamineD, la souche inoffensive du virus coxsackie devenait pathogène pour le cœur. Un phénomène identique a été constaté sur l'un des virus de la grippe de typeA ainsi que des mutations sur le génome de virus prélevés dans des poumons de souris en manque de sélénium.

La vitamine E, un antioxydant majeur

D'autres substances antioxydantes et, notamment, la vitamine E, sont également très intéressantes.

La prise de vitamine E diminue le risque de maladies coronariennes en réduisant l'agrégation plaquettaire.

L'étude CHAOS, une étude contrôlée sur la vitamine E menée auprès de 2000patients atteints de maladies coronariennes, a ainsi montré que cette vitamine réduisait de 75% le risque de crises cardiaques. Le DrMitchinson, principal chercheur de cette étude, attribue la poussée quasiment épidémique d'athéroscléroses dans les pays industrialisés à la consommation de graisses oxydables et à la présence de pro-oxydants dans l'environnement. Il considère la vitamineE comme un atout majeur pour tenter d'éradiquer cette épidémie.

L'Etude Alzheimer's disease cooperative study montre que de fortes doses de vitamineE (2000UI) ralentissent la progression de la maladie d'Alzheimer et, même, améliorent l'état de certains patients au point qu'ils soient à nouveau en mesure de prendre eux-mêmes leur un bain et de se coiffer.

Le tocotriénol est l'une des formes de la vitamine et provient essentiellement du riz complet et de l'orge et de l'huile de palme. Sa particularité réside dans le fait qu'il pénètre la barrière cérébrale et protège les cellules du cerveau du radical peroxynitrate. Selon un certain nombre de publications récentes, aux Etats-Unis, le tocotriénol semblerait être un antioxydant majeur et posséder des propriétés spécifiques, complémentaires de celles des autres formes de vitamine E.
Outre la vitamine E, un certain nombre de nutriments seraient essentiels à la préservation de la mémoire et à la prévention de la maladie d'Alzheimer.

C'est notamment le cas des vitamines B12, B1 et B3, du fer, du zinc, du cuivre, de l'aluminium et de certaines hormones comme, par exemple, la pregnénolone, les hormones thyroïdiennes T3 et T4.

Les vitamines B

Les déficiences en vitamines B1, B5 et B6 sont des facteurs de dépression et d'asthénie. Les folates et la vitamine B12 sont, eux, des facteurs d'anémie, de fatigue et de dépression. Les vitaminesB6, B9 et B12 contribuent à diminuer les niveaux d'homocystéine. Celle-ci est un important facteur de risque cardiovasculaire comparable à celui induit par le tabagisme ou une hyperlipidémie. Le risque cardiovasculaire est plus que doublé chez les personnes dont les niveaux d'homocystéine sont les plus élevés. De plus, ils potentialisent les autres facteurs de risque vasculaire. Les personnes consommant des vitaminesB6 et B12 ainsi que de l'acide folique semblent avoir un risque réduit de maladie cardiovasculaire probablement en raison de faibles niveaux d'homocystéine.
La vitamineB3, sous forme de coenzyme NAD, est un élément du NADH transporteur d'électrons et participe ainsi au processus de production d'énergie mitochondrial.

Accroître l'espérance de vie avec de la vitamine C

Consommer 300 à 400mg de vitamineC chaque jour accroît l'espérance de vie d'environ six ans chez l'homme et d'un an chez la femme. C'est ce que nous disent les résultats d'une étude réalisée par JamesE. Enstrom et publiée en mai 1992 dans Epidemiology. Ils indiquent également que les grands consommateurs de vitamineC de sexe masculin ont une mortalité globale 42% inférieure à celle de faibles consommateurs ainsi qu'une mortalité cardiaque 45% plus faible.
De multiples études ont constaté l'intérêt préventif et en traitement adjuvant d'une supplémentation en acide ascorbique sur les pathologies cardiovasculaires. Une prise prolongée de vitamineC fait chuter de façon significative les triglycérides qui peuvent être, à eux seuls, responsables de maladies cardiovasculaires.
Le vieillissement entraîne une incidence croissante de la cataracte. La vitamineC peut diviser par deux, voire par quatre, le risque de développer cette maladie oculaire.

Omega-3 et maladies cardiovasculaires

Il faut aussi parler de la consommation d'acides gras polyinsaturés de la famille des oméga3: acide linolénique (huiles de colza et de soja) et EPA/DHA (huiles de poisson) qui semblent apporter une protection contre l'infarctus. Une étude menée par Serge Renaud chez 600coronariens, a comparé un régime classique “prudent” (riche en acide linoléique: huiles de tournesol, maïs) au régime crétois (avec de l'huile d'olive -acide oléique- et de l'huile de colza-acide linolénique). Elle montre, au bout de 27 mois, une réduction de 73% des infarctus non mortels et aucune mort subite dans le groupe “crétois”.
Une étude de prévention secondaire indique qu'une consommation de poisson, même modérée, est associée à une réduction rapide de 30% de la mortalité par infarctus du myocarde, le nombre d'infarctus du myocarde non mortels n'étant pas diminué. Cette consommation de poisson semble surtout associée à une réduction des arythmies et arrêts cardiaques.

Dix sujets en bonne santé âgés de 70 à 83ans ont été supplémentés pendant 42jours avec une capsule d'acide gras oméga3 (150mg de DHA et 30mg d'EPA), le groupe placebo prenant une capsule contenant 600mg d'huile de tournesol. Dans le groupe supplémenté, une diminution significative de la tension systolique, de l'agrégation plaquettaire, de la formation de malondihaldéhyde ainsi qu'une activation de la formation de thromboxaneB2 ont été observées.

La Coenzyme Q 10, une clé du vieillissement

La CoQ10 ou ubiquinone joue un rôle extrêment important dans la production d'énergie au sein de nos “centrales énergétiques cellulaires” que sont les mitochondries. C'est également un antioxydant particulièrement actif. Son effet protecteur vis-à-vis des maladies cardiovasculaires est connu, en particulier, dans les cas d'hypertension, de troubles du rythme cardiaque ou d'hypertrophie ventriculaire.

Lycopène, lutéine,…des caroténoïdes aux effets prometteurs

Les études sur les effets préventifs du lycopène contre les dégénérescences prostatiques sont nombreuses.

L'une des premières d'entre elles, réalisée par le Dr Edward Giovannuci, a montré que les hommes qui mangeaient des tomates ou des produits à base de tomates dix fois par semaine avaient 45% moins de risque de cancer de la prostate.

Quant à la lutéine, un autre membre de la grande famille des caroténoïdes, une étude comparative portant sur 1993 patients atteints d'un cancer du colon et 2410 personnes sans cancer indique qu'elle diminue de 17% le risque de cancer, cette diminution atteignant 34% pour les plus jeunes.

Minéraux et oligo-éléments

Sodium et potassium qui régularisent l'équilibre acido-basique, calcium, zinc, sélénium, chrome ou cuivre mais aussi rubidium ou lithium jouent également un rôle important dans un vieillissement en bonne santé.

Le zinc intervient comme cofacteur dans de très nombreuses réactions enzymatiques. Il exerce également une action immuno-modulatrice et a des effets anti-radicalaires. Chez les personnes âgées, le métabolisme du zinc est perturbé et cela se traduit notamment par une diminution du goût, un ralentissement de la cicatrisation et, probablement, par le développement de certaines pathologies.

Les acides aminés, des nutriments fondamentaux indispensables

Constituants des protéines, agents de structure des muscles mais, aussi, des neurotransmetteurs, des chromosomes et des récepteurs de certaines hormones,… Ils interviennent également notamment chaque seconde dans la fabrication de quelque 2,5millions de globules rouges, environ tous les quatre jours dans le remplacement des plaquettes et entérocytes, tous les huit ou dix jours dans le renouvellement de la plupart des leucocytes…

L'organisme ne peut pas ou mal synthétiser les acides aminés qui doivent être apportés en quantités suffisantes par l'alimentation et la supplémentation. Six d'entre eux, la lysine, la leucine, l'isoleucine, la thréonine, le tryptophane et la valine sont absolument indispensables. La méthionine peut éventuellement être remplacée par la cystéine, et la phénylalanine par la tyrosine. L'arginine et l'histidine sont nécessaires en période de croissance.
L'arginine, l'ornithine et la lysine sont des précurseurs de l'hormone de croissance qui assure la croissance et la régénération des tissus tout en favorisant l'utilisation énergétique des réserves de graisse. L'arginine a de multiples rôles. Elle intervient en particulier dans la sensibilité à l'insuline. Ainsi, dans une étude en double aveugle portant sur 2patients souffrant d'un diabète de type2, l'arginine augmente significativement de 34% l'élimination du glucose, améliore la sensibilité hépatique à l'insuline tout en diminuant la production endogène de glucose.

La lysine, quant à elle, est indispensable à la formation du collagène et, par suite, à la cicatrisation ainsi qu'au métabolisme des os et des cartilages.

La carnosine lutte contre la glycation

La carnosine est l'association de deux acides aminés, l'histidine et l'alanine. Elle lutte contre la caramélisation de l'organisme qu'est la glycation, un des grands mécanismes de la dégradation des protéines et du vieillissement. Meilleur agent anti-glycation que l'aminoguanidine, elle empêche le développement de liaisons croisées dans le collagène.

Avec les années, le taux de carnosine décroît et à 70ans, il a diminué de plus de 63% dans les muscles, expliquant, en partie, la fonte musculaire.
La carnosine fait partie du petit groupe de substances capables d'allonger la durée de vie des mammifères: des souris supplémentées avec de la carnosine ont vécu 20% plus longtemps que des animaux témoins. Elles avaient aussi une apparence plus jeune.

La carnosine permet également, chez des souris soumises à un stress intense, de réduire de 85% la peroxydation des lipides cérébraux et de multiplier par six l'activité antioxydante, dans leur cerveau, de la superoxyde dismutase (SOD).

Restriction calorique et mélatonine

La restriction calorique et la mélatonine sembleraient être les deux seules voies à avoir démontré leurs capacités à optimiser le vieillissement et prolonger la durée maximum de vie.

Dans un article publié en mars 2001 dans la revue Nature, des chercheurs du MIT indiquaient que le gène d'une levure (SIR-2) déjà impliqué dans le processus de sa propre durée de vie, jouait également un rôle dans celle d'un vers nématode.

Le gérontologue Georges Marin a bien différencié les mécanismes de vieillissement “privé” lié à une espèce du vieillissement “public” intéressant toutes les espèces. Il a également montré que la restriction calorique sans carence nutritionnelle était, dans toutes les espèces, la seule méthode susceptible de prolonger la vie.

Ces résultats semblent actuellement en rapport avec une activation et une mutation du gène SIR-2: en cas de restriction calorique, les vers se reproduisent avec une copie supplémentaire du gène (SIR-2.1) qui s'opposerait à l'hyperinsulinisme.

Par ailleurs, on sait que les taux circulants de mélatonine diminuent avec l'âge. Chez le singe rhésus, la restriction calorique maintient les taux de mélatonine induisant la question: les taux de mélatonine seraient-ils des marqueurs du vieillissement et leur compensation une véritable action anti-vieillissement ?

RUEFF Dominique (Dr)
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