| Après plus de 6 000 ans d’usage traditionnel, la recherche scientifique montre que l’ail est une source de principes actifs avec un large éventail d’actions pouvant être bénéfiques pour la santé. Des études montrent que l’ail protège des infections et de l’inflammation, diminue le risque de maladie cardiaque et a des effets anticancéreux et antivieillissement. Des études scientifiques suggèrent également que l’ail ne doit pas forcément être mangé cru ou frais pour être efficace et que son odeur puissante ne serait pas indispensable à son activité bénéfique. |
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De l’époque romaine de l’Antiquité jusqu’à la Première Guerre mondiale, des cataplasmes d’ail étaient utilisés pour prévenir l’infection des blessures. Des travaux de Louis Pasteur montrent que l’ail peut tuer des bactéries. En 1916, le gouvernement britannique demanda à la population de fournir de l’ail pour répondre aux besoins de cette période de guerre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’ail était surnommé “ la pénicilline russe ” parce qu’après avoir épuisé les antibiotiques, le gouvernement russe s’était tourné vers cet ancien traitement pour soigner ses soldats. |
| Des effets antioxydants
L’ail est riche en principes actifs antioxydants incluant des composés organosoufrés et des flavonoïdes capables de piéger les radicaux libres. Il contient également du sélénium, indispensable à la glutathion peroxydase, une enzyme antioxydante. |
| L’ail et la santé cardiovasculaire
Un certain nombre de publications, au cours de ces quinze dernières années, a montré que l’ail favorise la bonne santé du système cardiovasculaire. Il agit sur les niveaux de cholestérol et de triglycérides, diminue l’agrégation plaquettaire, augmente la fibrinolyse, est légèrement hypotenseur et exerce une action antioxydante. |
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S’oppose au développement de l’athérosclérose |
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Après six semaines, l’alimentation riche en cholestérol a provoqué dans le groupe 3 une accumulation de cholestérol dans l’aorte qui a été réduite de 50 % dans le groupe 4 supplémenté en extrait d’ail. Les auteurs de l’étude en ont conclu que supplémenter l’alimentation avec un extrait d’ail vieilli apportait une protection contre le développement de l’athérosclérose en réduisant les dépôts de stries graisseuses, en diminuant l’accumulation de cholestérol dans les parois artérielles chez les animaux nourris avec une alimentation enrichie en cholestérol. |
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Cependant, cette étude n’étant pas en double aveugle, les résultats ne sont donc pas très significatifs. |
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Réduction du cholestérol |
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Plusieurs études ont ainsi indiqué que l’extrait d’ail vieilli a la capacité de diminuer les niveaux de cholestérol. Une étude, publiée en 1987 dans le journal Nutrition Research, montre ainsi qu’une supplémentation avec un extrait d’ail liquide entraîne au bout de six mois une réduction de 12 à 31 % des niveaux de cholestérol chez la majorité des sujets testés. |
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Réduction des triglycérides |
| Stimule le système immunitaire
Le système immunitaire est composé de différents types de cellules et de substances protectrices qui combattent les infections, le rhume et des maladies mortelles comme le cancer. Un système immunitaire fort est capable de défendre l’organisme contre les maladies liées aux bactéries, aux virus ou aux champignons. |
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Des études sur l’homme confirment l’effet stimulant de l’ail sur le système immunitaire. Chez des sujets ayant reçu quotidiennement pendant trois semaines 1 800 mg d’un extrait d’ail vieilli, l’activité des cellules naturelles tueuses qui détruisent les cellules invasives et cancéreuses était augmentée de 155,5 %. D’autres sujets qui ont reçu 35 g d’ail frais par jour ont vu l‘activité de ces cellules augmenter de 139,9 %. En six semaines, chez des patients atteints du sida et recevant un extrait d’ail vieilli, les cellules naturelles tueuses sont passées d’un niveau sérieusement bas à un niveau normal. |
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Dans une autre étude, des sujets ont reçu de la poudre d’ail pendant trois mois. Des analyses d’échantillons de sang ont montré une augmentation de la capacité des cellules immunitaires à s’emparer des bactéries E. coli. |
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Des effets anticancéreux |
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Une alimentation riche en ail diminue le risque de cancer du colon et de l’estomac. Parmi les données les mieux documentées figurent des études réalisées en Chine, qui montrent une diminution marquée des cancers de l’estomac chez les habitants de la province de Gangshang qui consommaient quotidiennement 20 g ou plus d’ail. Le taux de cancer était treize fois plus faible que celui des habitants d’une autre province qui n’en absorbaient qu’un gramme par jour. |
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Des études en Italie montrent une réduction de 50 % des cancers de l’estomac chez des personnes ayant une alimentation quotidienne riche en légumes et contenant de grandes quantités d’ail. Les effets protecteurs de l’ail contre le cancer du colon ont été mis en évidence dans "l’étude des femmes de l’Iowa” dans laquelle 41 837 femmes âgées de 55 à 69 ans ont mangé une à plusieurs portions d’ail par semaine pendant cinq ans. Les consommatrices d’ail avaient 35 % moins de risque d’avoir un cancer du colon que celles qui n’en mangeaient pas. |
| Aïl et exposition du foie à des toxiques
Des chercheurs de l’université John Moore de Liverpool ont montré qu’un extrait d’ail vieilli protégeait les cellules du foie des effets néfastes de l’exposition au phénobarbital et au bromobenzène. Le phénobarbital est un médicament utilisé comme sédatif. Il exacerbe les effets destructeurs du bromobenzène, un solvant industriel. Ensemble, le phénobarbital et le bromobenzène provoquent la génération d’une puissante toxine du foie qui cause des lésions dans les tissus du foie. Ce modèle est utilisé pour évaluer les lésions du foie et/ou des produits |
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Un certain nombre de recherches a montré que l’ail et ses constituants peuvent avoir des effets hépatoprotecteurs. |
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1. Protective effect of chronic garlic intake on elastic properties of aorta in the elderly. Circulation. 1997 ; 96 : 2679-2655. 2. Garlic compounds protect vascular endothelial cells from oxidized low density lipoprotein-induced injury. 1997. J. Pharm Pharmacol. 49 : 908-911. 3. A double-blind crossover study in moderately hypercholesteremic men that compared the effect of aged garlic extract and placebo administration on blood lipids. Am J Clin Nutr 1996. 64 : 866-870. 4. Clinical study of kyoleopin for hyperlipemic patients. Treatment and new drug 1889. (Shinryou to shinyaku), 26 : 377-388. 5. Preventing the common cold with garlic supplement : a double-blind, placebo-controlled survey. Adv Ther 2001 ; 18(4) : 189-193. 6. Organosulfur compounds of garlic modulate mutagenesis, metabolism and DNA binding of aflatoxin B1. Nut Cancer. 1991 ; 15 : 87-95. 7. Anticandidal and anticarcinogenic potentials of garlic. Int Clin Nutr rev 1990. 10 : 423-429. |