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01-12-2000

Stimuler le fonctionnement de notre appareil digestif

Notre alimentation, souvent riche en préparations industrielles et en produits laitiers, ne facilite pas le travail de notre système digestif. Ces aliments sont chargés en graisses, en fortes concentrations de glucides et en toxines liposolubles. Si, à cela, s'ajoute une consommation excessive d'alcool, ses difficultés sont encore plus grandes. Le vieillissement, est lui aussi responsable de perturbations du système digestif. Des compléments nutritionnels et, notamment, des enzymes et des extraits de plantes peuvent aider à stimuler le travail de notre système digestif et nous éviter les désagréments d'un mauvais fonctionnement.
Le processus digestif

Le rôle essentiel de l'appareil digestif est, par définition, sa fonction digestive : l'ingestion des aliments, leur morcellement mécanique, la transformation chimique, par l'intermédiaire d'enzymes, des grosses molécules en molécules suffisamment petites pour être absorbées dans la circulation sanguine et lymphatique ainsi que l'élimination des déchets.

Le système digestif étant la porte d'entrée de l'organisme humain, chaque chose absorbée a un impact sur l'organisme. Les aliments ingurgités qui traversent le tube digestif contiennent des nutriments aussi bien que des toxines, comme des additifs ou des pesticides, qui génèrent une réaction du système.

Le processus de digestion s'effectue à travers le système digestif utilisant les sécrétions provenant essentiellement du foie et du pancréas. Le foie contrôle la fourniture des aliments au reste de l'organisme par des procédés d'absorption des molécules alimentaires à travers l'intestin. Les molécules alimentaires sont dispensées de manière contrôlée en filtrant les toxines qui auraient pu passer à travers les parois du tube digestif.

Le système digestif exerce un rôle de défense de l'organisme par des éléments lymphoïdes disséminés tout au long de ses parois, sous forme d'infiltration lymphocytaire diffuse ou sous forme de follicules lymphoïdes parfois organisés en amygdales dans la cavité buccale ou en plaques de Peyer dans l'iléon et dans l'appendice ( formant le FLAT = Formations Lymphoïdes Associées au Tube digestif et appartenant au MALT = Tissu Lymphoïde Associé aux Muqueuses ). Dans le MALT, des «détecteurs» immunitaires déclenchent des réponses comme des nausées, des vomissements, des douleurs, des ballonnements. Les vomissements et les diarrhées sont des réponses défensives brutales des «détecteurs» du MALT à des aliments ayant un composant fortement allergénique ou toxique. Ce type
d'intolérance alimentaire est responsable de nombreux problèmes digestifs.

L'appareil digestif a également un rôle endocrinien par des cellules endocrines isolées et disséminées dans la paroi du tube digestif, ou regroupées en îlots dans le pancréas endocrine. Ces cellules sécrètent des hormones polypeptidiques ou des amines qui interviennent dans la digestion et dans d'autres fonctions de l'organisme (formant le système endocrinien gastro-intestinal et appartenant au SED = Système Endocrinien Diffus ).

Le tractus gastro-intestinal est un tube musculaire qui se contracte à un rythme contrôlé pour faire avancer les aliments à travers ses différentes sections ou péristaltisme. Des variations dans la force et la durée des contractions peuvent causer des crampes (de très fortes contractions) et des diarrhées (des contractions très fréquentes). Quand les contractions sont lentes et irrégulières, une constipation peut se produire.

Les dysfonctionnements, inconforts et maladies associés au système digestif sont souvent le résultat de réponses immunitaires locales à des sélections ou des combinaisons d'aliments. Avec le vieillissement, les intolérances peuvent devenir plus fréquentes.

Des enzymes pour accélérer le processus digestif

Les enzymes sont essentielles pour l'absorption et la pleine utilisation des aliments par l'organisme. Sa capacité à fabriquer des enzymes diminue avec les années et certains chercheurs pensent que nous pourrions vivre plus longtemps et en meilleure santé si nous nous protégions contre la perte de nos précieuses enzymes.

Il y a deux principaux types d'enzymes : les digestives et les métaboliques. Les plus importantes enzymes digestives sont les protéases (pour digérer les protéines), les amylases (pour digérer les hydrocarbones) et les lipases (pour digérer les graisses). Ces enzymes fonctionnent comme des catalyseurs pour aider à morceler les aliments. Les enzymes métaboliques sont responsables de la structuration, de la réparation, du remodelage de chaque cellule et l'organisme a la lourde obligation quotidienne de fournir suffisamment d'enzymes pour que la santé reste optimale. Les enzymes métaboliques opèrent dans chaque cellule, chaque organe et chaque tissu et ont besoin d'un constant réapprovisionnement.

La digestion des aliments est une forte priorité et demande de grandes quantités d'enzymes. Quand nous mangeons, notre activité enzymatique commence dans la bouche où l'amylase salivaire, la lipase linguale et la pyatine initialisent la digestion de l'amidon et des graisses. Dans l'estomac, l'acide hypochlorique active le peptinogène en pepsine qui va scinder les protéines et la lipase gastrique commence l'hydrolyse des graisses. Lorsque sa propre production d'enzymes s'affaiblie, l'organisme a une période de digestion des aliments difficile qui entraîne souvent une variété de désordres chroniques.

De mauvaises habitudes alimentaires comme une mastication insuffisante ou manger trop rapidement peuvent aboutir à une production inadéquate d'enzymes et, même, à une mauvaise absorption des aliments. Ces problèmes peuvent encore être exacerbés avec les années qui s'accompagnent d'une diminution de la production d'acide hypochlorique et d'un déclin général de la sécrétion d'enzymes digestives. Selon le Dr Brad Rachman, près de 58% de la population américaine souffrirait de différents types de désordres digestifs. L'absence d'un fonctionnement digestif optimal lié à une inadéquation enzymatique peut entraîner des problèmes de malabsorption et différentes maladies qui en découlent.

Les organes digestifs comme le pancréas et le foie produisent la plupart des enzymes digestives de l'organisme, le reste est apporté par des aliments crus comme les fruits et légumes frais, des noix, des produits laitiers non pasteurisés et des suppléments nutritionnels.

Le Dr Mark Percival, dans Nutritional Pearls, écrit qu'une supplémentation orale en enzymes digestives doit être prise juste avant les repas ou en même temps. La plupart des enzymes sont fragiles et peuvent être désactivées lorsqu'elles sont exposées aux acides de l'estomac. Lorsqu'elles sont prises juste avant ou en même temps que le repas, elles sont physiquement protégées par les aliments et une réaction enzymatique peut alors se produire au niveau de l'estomac.

Stimuler les acides biliaires

Si les enzymes digestives facilitent le morcellement des aliments dans l'estomac, l'impact des acides biliaires sécrétés par le foie dans l'intestin grêle est peut-être encore plus important. Un foie en bonne santé fabrique environ un litre par jour d'acides biliaires et la bile va librement dans l'intestin grêle émulsionner les graisses et les vitamines liposolubles. Toute interférence avec le flux de bile peut créer une myriade de désordres digestifs immédiats. Un bon flux de bile est essentiel à la détoxication, l'une des tâches majeures du foie. Le foie est constamment bombardé de produits chimiques toxiques provenant de l'environnement : les aliments que nous mangeons, l'eau que nous buvons, l'air que nous respirons. La bile est utilisée pour transporter les substances toxiques, les conduire à l'intestin qui les éliminera de l'organisme. C'est aussi le chemin le plus important d'élimination du cholestérol. La bile favorise également le péristaltisme intestinal, ce qui prévient la constipation. Lorsque l'excrétion de la bile est inhibée, les toxines et le cholestérol restent plus longtemps dans le foie et produisent des lésions.

Les artichauts sont utilisés depuis fort longtemps pour traiter les indigestions et les insuffisances de fonctionnement du foie. Les extraits de feuilles d'artichaut contiennent notamment des flavonoïdes, des acides cafféoylquiniques et de l'acide chlorogénique. Des études cliniques ont montré que les extraits de feuilles d'artichaut ont un effet bénéfique sur la sécrétion biliaire. Ils ont également des propriétés antioxydantes, protectrices du foie et peuvent abaisser les niveaux de lipides dans le sang.

La silymarine, extraite des graines de chardon Marie, est un flavonoïde. C'est l'un des plus puissants protecteurs du foie. Elle a, elle aussi, un effet stimulant sur la sécrétion biliaire. Elle permet également d'accroître le taux de régénération des cellules du foie de 400 à 500%.
Comme antioxydant, la silymarine est beaucoup plus puissante que la vitamine E. Non seulement elle prévient la déplétion des niveaux de glutathion causée par l'alcool et d'autres toxines du foie mais elle augmente ses niveaux de base dans le foie de 35% après un mois de supplémentation.

Elle améliore le fonctionnement du foie et prévient la destruction de ses cellules en neutralisant des facteurs destructeurs comme les radicaux libres et les leucotriènes. Ces derniers sont produits par l'enzyme lipoxygénase pendant l'oxydation des acides gras polyinsaturés. La silymarine inhibe l'activité de l'enzyme lipoxygénase.

Elle protège également des dommages causés par les prostaglandines. Ces produits du processus inflammatoire sont formés par les lésions radicalaires sur les structures membranaires provoquées par des maladies organiques, l'alcool ou des intoxications médicamenteuses. En supprimant la décomposition des lipides membranaires, la silymarine inhibe la formation de prostaglandines.

Stimuler le péristaltisme, accélérer la digestion des graisses, prévenir la stagnation des aliments dans le tractus digestif

Un certain nombre de compléments nutritionnels d'origine végétale permettent de réduire certains problèmes digestifs et notamment diminuer les reflux acides oesophagiens, alléger la sensation de ballonnement après avoir manger, diminuer les tensions du tractus digestif, l'alcalinisation de contenu gastrique et normaliser l'élimination.



L'extrait de feuilles d'artichaut

La feuille d'artichaut est employée comme cholérétique (améliorant la sécrétion de la bile) et diurétique depuis le temps des Romains. Elle stimule l'appétit et permet de réduire l'excès de cholestérol et de triglycérides.

Des études animales montrent que l'extrait d'artichaut exerce une action sur le débit biliaire et urinaire, protège les hépatocytes (cellules du foie) de la toxicité de l'éthanol (alcool) et du tétrachlorure de carbone.

Des études de surveillance ont été conduites sur des patients présentant une dyspepsie et/ou des maladies du cholédoque (tube conduisant la bile) ou du foie.
Portant sur 417 à 557 patients le traitement a duré 4 à 6 semaines. Les symptômes digestifs tels que douleur abdominale, flatulence, nausée, perte d'appétit, constipation et intolérance aux graisses, ont été diminués (Kraft, 1997).

Dans une étude clinique, 20 hommes avec des désordres aigus ou chroniques métaboliques ont reçu en intraduodenal versus placebo, 320 mg d'un extrait standardisé d'artichaut. Les sécrétions de bile ont été augmentées de 127% après une demi-heure, de 151% après une heure et de 94% après une heure et demie. Les chercheurs ont conclu que l'extrait d'artichaut peut être employé pour le traitement de désordres digestifs caractérisés par une faible assimilation des graisses en raison d'une sécrétion de bile insuffisante. (Kirchhoff, 1994).

La prise d'extrait d'artichaut peut diminuer le cholestérol jusqu'à 40 % et les triglycérides d'environ 20 %. La sécrétion accrue d'acides biliaires ainsi induite, stimule la motilité intestinale et la digestion des graisses, d'où leurs effets bénéfiques dans les dyspepsies non ulcéreuses et les «irritations» intestinales. L'extrait d'artichaut est contre-indiqué en cas d'obstruction biliaire.

    
Dr J.M. R

La silymarine

L'extrait de chardon Marie est standardisé à une concentration de 70 à 80% de trois flavonolignanes (silibinine, silychristine et silydianine), connus collectivement comme silymarine. Plus de 120 études cliniques effectuées sur la silymarine suggèrent ou confirment son efficacité dans le traitement de désordres hépatiques comme l'hépatite virale, la cirrhose et l'hépatite toxique.

Dans une étude en double aveugle (Salmi et Sarna, 1982), 106 patients atteints de maladie du foie ont été choisis sur la base d'un taux élevé de transaminases. Chez les 97 patients ayant achevé l'essai de 4 semaines, une dose de 420 mg/j de silymarine a entraîné une plus grande diminution de transaminases et de bilirubine que le placebo. Quelques formes d'hépatite ont répondu au traitement à la silymarine.

Une étude portait sur 67 sujets traités en consultation externe pour hépatite toxique, hépatite chronique et inflammation du cholédoque (conduit de la bile). Après 3 mois de traitement (525 mg/j de silymarine), l'hépatite chronique et l'inflammation du cholédoque ont régressé. Une autre étude en double aveugle a regardé l'effet de silymarine sur l'hépatite virale aiguë (Magliulo et d'autres., 1978). Après cinq jours de traitement par 420 mg/j de silymarine, les transaminases ont davantage régressé dans le groupe traité que dans celui sous placebo. Après trois semaines, des valeurs normales étaient atteintes chez un plus grand nombre de patients traités que chez ceux sous placebo. La silymarine a la capacité de stabiliser la membrane cellulaire et stimule la synthèse protéique, en accélérant le processus de régénération du tissu hépatique endommagé. La silymarine a une activité antioxydante empêchant la lipoperoxidation des cellules hépatiques liées aux dégâts provoqués par des composés xénobiotiques (alcool et certains médicaments). Des revues de la littérature ont noté que la silymarine est le meilleur agent documenté pour le traitement des dommages du foie liés aux toxiques aussi bien qu'aux virus, que l'hépatite soit aiguë ou chronique (Hikino et Kiso, 1988 ; Morazzani et Bombardelli, 1995).

Dr J.M. R.






Le charbon végétal

Le charbon végétal est obtenu par carbonisation de bois préalablement sélectionné. Il contient un réseau de pores qui font de lui un des plus puissant absorbants d'origine naturelle actuellement connus. Le charbon végétal reste dans le tube digestif où il est parfaitement toléré. Il a la capacité d'absorber diverses substances, notamment les bactéries, les toxines et les gaz. Bénéfique dans le traitement des troubles fonctionnels du système digestif (ballonnement, douleurs abdominales, troubles du transit), il supprime efficacement l'aérophagie, les éructations et les gaz intestinaux. Utile dans le traitement des diarrhées, le charbon végétal absorbe les bactéries et forme un pansement intestinal.

Les fibres

Les fibres sont des composants alimentaires constitués d'hydrates de carbone non digestibles. C'est un facteur diététique Essentiel au maintien de la santé. Les fibres Sont trouvées dans les fruits, les légumes, les grains entiers, les haricots et les cosses de Graine de psyllium ; elles peuvent aussi être apportées par un complément alimentaire. Leur intérêt est qu'elles se lient aux acides biliaires avec les graisses absorbées en excès au cours du repas. Prises au cours du repas, elles aident aussi à manger moins. Elles réduisent le temps de transit et la formation de sous-produits toxiques. Les fibres diminuent l'absorption du cholestérol, réduisent le risque de maladie cardio-vasculaire, abaissent le pic de glycémie postprandiale et favorisent la croissance de la flore saprophyte intestinale. Elles facilitent aussi la régularité de l'intestin, aident à l'élimination et facilitent la digestion.

Le Chitosan

Le chitosan est un aminopolysaccharide, extrait de l'exosquelette (la carapace) de crustacés comme la crevette, le homard ou le crabe. Dans le système digestif, le chitosan se dissout et forme un gel positivement chargé. Les molécules négativement chargées, les lipides et la bile attachent fortement aux sites du chitosan où les groupes acétyle ont été enlevés. Le chitosan agit comme un agent de coagulation pour des substances alimentaires solides activées, principalement des lipides, des fibres et les acides biliaires, en les prenant au piège. Ne pouvant être absorbé par le tube digestif, le complexe ainsi formé est excrété. La prise concomitante d'acide ascorbique peut multiplier par deux l'efficacité du chitosan. Le degré de chélation de substances alimentaires est proportionnel au degré de déacétylation. Le chitosan déacétylé entre 90 et 95% retient 10 à 12 fois son poids, tandis que le chitosan déacétylaté entre 75 et 80% ne retient que 4 à 6 fois son poids. Une étude comparant le chitosan à 23 autres types de fibres, a trouvé qu'il a chélaté 55% de graisses de plus que la meilleure autre fibre. Le chitosan est la meilleure substance pour réduire l'absorption de lipides lors d'un repas riche en graisses.

 

Dr J.M.R

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