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01-10-2000

RENFORCER LE SYSTEME IMMUNITAIRE POUR MIEUX RESISTER AUX PATHOLOGIES HIVERNALES


A l'approche de l'hiver, notre organisme devient plus sensible aux attaques des innombrables micro-organismes invisibles, capables de provoquer fièvre, fatigue et toux. De solides preuves scientifiques indiquent que de nombreux suppléments nutritionnels peuvent nous aider, en renforçant notre système immunitaire, à lutter efficacement contre l'attaque des virus responsables de rhumes, grippes, bronchites,… qui accompagnent les mois de l'hiver. C'est d'autant plus important, qu'au fil des années, notre système immunitaire s'affaiblit, laissant l'organisme plus vulnérable face aux virus et aux bactéries.
Le système immunitaire

Le rôle du système immunitaire est de défendre l'organisme contre les agressions d'agents extérieurs (virus, bactéries, parasites …) et les cellules modifiées de l'organisme (infectées par un virus, issues de greffes ou tumorales).

L'introduction dans l'organisme d'un virus, d'une bactérie, de parasites ou encore de cellules étrangères provenant d'une greffe déclenche une série de réactions visant à éliminer cet agent extérieur et qui fait jouer des phénomènes d'interaction cellulaire, de sécrétion de médiateurs et de production d'anticorps. Toute une série d'acteurs interviennent dans ces réactions.

Les deux grandes armes du système immunitaire sont les anticorps qui circulent dans le sérum, les fluides biologiques, les muqueuses intestinales, nasales, vaginales, enfin, dans toutes les zones d'entrée des infections et les lymphocytes, des globules blancs qui circulent dans le sang et ont la capacité de détruire des cellules infectées.

Les lymphocytes se différencient dans la moelle, le thymus et les organes lymphoïdes périphériques sous le contrôle de cytokines et de facteurs de croissance. Chez l'homme adulte, on dénombre près de 1012 lymphocytes qui dérivent de cellules souches de la moelle osseuse et vont constituer, selon leur différenciation, deux types de population. Les uns acquièrent leurs caractéristiques dans la moelle osseuse même, devenant des lymphocytes B (de l'anglais bone marrow pour moelle osseuse). Ils sont responsables de l'immunité humorale et ce sont eux qui produisent les anticorps. Les autres résultent d'une migration de précurseurs à travers le thymus dans lequel ils subissent une maturation qui leur confère le statut de lymphocyte T (pour Thymus). Ils assurent l'immunité à médiation cellulaire par cytotoxicité et production de lymphokines.

Les anticorps, produits par les lymphocytes B, sont des protéines solubles appelées aussi immunoglobulines.

Ces deux grandes composantes du système immunitaire ont des cibles différentes : les anticorps, constituent la défense contre les bactéries alors que les lymphocytes assurent la protection contre les cellules modifiées. Mais anticorps et lymphocytes interagissent également les uns avec les autres. Les anticorps ne sont pas simplement des armes qui circulent dans le sérum et se fixent sur les bactéries et les virus à détruire. Ils ont également une action de modulation et de régulation du système immunitaire. Ils se fixent aussi sur les cellules productrices d'anticorps pour inhiber leur production lorsqu'ils sont en excès et, donc, inutiles, voire dangereux. Les lymphocytes T détruisent des cellules infectées par des virus mais influencent eux aussi la production d'anticorps.

Le système immunitaire reconnaît les organismes étrangers avant même de les rencontrer. Les lymphocytes sont en effet équipés de récepteurs pour des centaines de millions de substances différentes. Un récepteur est une molécule de la membrane cellulaire qui se lie spécifiquement à une protéine que l'on appelle antigène. Parmi ces antigènes se trouvent tous les agents extérieurs à l'organisme, c'est-à-dire des produits de presque tous les organismes vivants de la planète incluant les bactéries, les virus et les parasites.

A côté de ces piliers du système immunitaire que sont les lymphocytes et les anticorps, d'autres types cellulaires et moléculaires interviennent dans les réactions immunologiques et jouent un rôle important à différentes étapes de son fonctionnement : les macrophages sont responsables de la phagocytose. Les cellules NK (tueuses naturelles) sont capable de lyser ou, en d'autres termes, de dissoudre des cellules infectées par des virus et interviennent également dans la lutte anti-tumorale. Ces cellules communiquent entre elles en libérant des molécules comme les radicaux libres et les molécules d'eicosanoïdes telles que les prostaglandines et les leucotriènes.

Avec les années, l'efficacité du système immunitaire diminue

Le système immunitaire décline avec l'âge. Les premiers signes apparaissent lorsque le thymus commence à s'atrophier. C'est-à-dire juste après la puberté. Le déclin du système immunitaire commence donc très tôt, mais les premiers signes sont rarement perceptibles avant la cinquantaine.

Le vieillissement réduit notre résistance aux tumeurs comme aux attaques parasitaires et s'accompagne fréquemment d'une plus grande incidence des infections et de la mortalité qui leur est associée. Chez les personnes âgées qui ont une réponse immunitaire affaiblie, la mortalité toutes causes confondues est deux fois plus grande que chez des sujets avec une réponse immunitaire saine pour leur âge, la mortalité par cancer est, elle, trois fois plus importante et l'incidence de la pneumonie trois plus forte. La réponse aux vaccins est, elle aussi, plus faible.

Le vieillissement du système immunitaire se caractérise notamment par une diminution du nombre de lymphocytes circulant, par une réponse affaiblie des anticorps face aux antigènes extérieurs comme les vaccins, par une réduction de l'activité des cellules (NK) ainsi que par des changements dans les macrophages.

L'influence du statut nutritionnel

Chez les personnes qui ont un faible statut nutritionnel ou qui souffrent d'une franche malnutrition, les défenses immunitaires sont perturbées, les rendant ainsi plus vulnérables aux infections et aux diverses formes de cancers. Par ailleurs, l'apparition d'un cancer ou d'une maladie infectieuse s'accompagne généralement de changements physiologiques, d'une augmentation des besoins nutritionnels ainsi que d'une accélération de la dégradation des tissus et des nutriments eux-mêmes.

De nombreuses études ont clairement montré les effets bénéfiques de la prise de suppléménts nutritionnels, de protéines, d'hormones, d'extraits de plantes comme de certains médicaments sur la vigueur de la réponse immunitaire.

L'importance des vitamines et des éléments traces

Les effets d'une supplémentation par des vitamines et des éléments traces sur la réponse immunitaire ont fait l'objet de nombreuses études d'intervention depuis une dizaine d'années. Ces études ont utilisé soit un seul nutriment comme le zinc, le sélénium, le bêta-carotène, la vitamine B6 ou les vitamines C et E,… ou des mélanges associant plusieurs vitamines à des minéraux. La plupart de ces études ont mis en évidence le rôle bénéfique d'un apport supplémentaire en vitamines et en minéraux sur la fonction immunitaire et sur l'incidence des épisodes infectieux. Les bénéfices étaient plus visibles sur les personnes âgées.

La vitamine A

C'est la première vitamine pour laquelle un rôle immunitaire ait été évoqué. Elle fut même baptisée, quelques années après sa découverte, “la vitamine anti-infectieuse”.

Sans vitamine A, les cellules ne peuvent ni croître ni se différencier, ce qui freine le renouvellement des tissus et diminue non seulement la capacité à s'opposer à l'invasion de virus et de bactéries mais réduit l'efficacité du système immunitaire qui dépend en partie de la prolifération des globules blancs.

Les premières tentatives d'utilisation de la vitamine A en traitement thérapeutique au cours de maladies infectieuses furent réalisées dans les années 20.

En 1983, plusieurs études épidémiologiques ont été menées sur des enfants, en Indonésie. Elles ont montré qu'une carence modérée en vitamine A s'accompagnait d'une mortalité infectieuse trois fois plus élevée que dans une population non carencée. D'autre part, un traitement avec de la vitamine A permettait de réduire de 34% la mortalité par rapport à une population non supplémentée en vitamine A.

La vitamine A est nécessaire à la synthèse de certaines glycoprotéines qui favorisent la sécrétion de mucus. Lorsqu'elle n'est pas apportée en quantités suffisantes, les cellules des muqueuses respiratoires, gastro-intestinales, de l'appareil génito-urinaire, mais aussi les cellules de la peau s'atrophient. Elles ne sécrètent alors plus le mucus qui protège la surface des bronches et des autres voies de communication avec l'extérieur et facilite l'élimination des germes infectieux.

Le bêta-carotène

Plusieurs études humaines ont montré qu'une augmentation de la consommation de bêta-carotène avait une incidence sur le nombre de lymphocytes T auxiliaires circulants et sur celui des cellules tueuses naturelles (NK), notamment chez les personnes âgées. Le bêta-carotène a également un puissant effet stimulant sur l'activité des cellules naturelles tueuses chez les hommes âgés.
Deux études ont ainsi examiné l'effet d'une supplémentation de longue durée avec du bêta-carotène sur l'activité des cellules NK. Ces recherches ont été conduites sur deux groupes de sujets participant à la Physician's Health Study. Les résultats ont indiqué qu'une supplémentation de longue durée avec du bêta-carotène stimulait de façon significative l'activité des cellules NK chez des hommes âgés en bonne santé.

La vitamine E

Lorsque l'on donne pendant 30 jours 800 mg par jour de vitamine E à des personnes âgées, on constate que leurs lymphocytes sont plus actifs et que l'ensemble de la réponse immunitaire est améliorée. Ces résultats ont été reproduits en allongeant la durée du traitement (4 mois) et en diminuant la dose (400 UI par jour).

L'étude la mieux publiée sur l'usage de la vitamine E pour stimuler la fonction immunitaire est parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA, 1997, 277 17 [1380-86] : L'étude en double aveugle contrôlée par placebo a suivi 88 personnes âgées d'au moins 65 ans et en bonne santé. Pendant 6 mois, elles ont reçu des doses de 60, 200 ou 800 mg de vitamine E. Au bout de 4 mois de supplémentation, certains indices cliniques de l'immunité à médiation cellulaire étaient améliorés.

Pour aller plus loin, les chercheurs ont mesuré l'hypersensibilité retardée à 7 antigènes différents. Pour cela ils leur ont administré différents vaccins. La supplémentation à la dose de 200 UI de vitamine E a pratiquement multiplié par deux la réponse à la vaccination par rapport à celle des personnes sous placebo.

Quelques années avant la publication de ces travaux, une étude avait montré qu'après une supplémentation pendant une année avec un mélange d'antioxydants (50 mg de vitamine E, une dose légèrement plus forte de vitamine C et d'autres micronutriments antioxydants), une diminution de 50% du nombre de jours de maladies infectieuses accompagnée d'une réduction d'environ 50% des antibiotiques utilisés était observée.

Dans une autre étude, une supplémentation orale avec de l'alpha-tocophérol (vitamine E) à la dose de 100 mg par jour a significativement augmenté l'activité des cellules naturelles tueuses chez un jeune japonais âgé de 16 mois atteint du syndrome de Shwachman (associé à une sévère déficience en vitamine E). L'étude, publiée dans le European Journal of Pediatrics, 1997, 156 6 [444-8] montre qu'une sévère déficience en vitamine E provoque une perturbation de l'activité des cellules NK mais que cette situation est réversible par une supplémentation en alpha-tocophérol.

La vitamine C

Des doses élevées de vitamine C peuvent protéger les niveaux de vitamine E dans les tissus et contribuer à l'effet de renforcement du système immunitaire provoqué par la vitamine E.

La protection antioxydante de la vitamine C est particulièrement importante pour la santé de nos poumons. De nombreuses études ont montré que la vitamine C protège nos voies respiratoires contre les oxydants inhalés et internes. Des individus souffrant d'asthme, d'allergie et de sensibilité du système respiratoire recevront une protection significative de doses adaptées de vitamine C.

Les éléments traces

Les éléments traces sont essentiels, non seulement pour leur activité antioxydante mais aussi pour leur rôle de co-facteur d'un certain nombre d'enzymes antioxydantes. La cicatrisation des plaies et la fonction immunitaire dépendant fortement de niveaux adaptés d'éléments traces aussi bien que des niveaux de vitamines.

Le zinc

Le zinc joue différents rôles dans le fonctionnement cellulaire incluant la réplication de l'ADN, la transcription de l'ARN, la division cellulaire et l'activation des cellules. Il agit également comme antioxydant et stabilise les membranes.

Le zinc est important pour de nombreux aspects du système immunitaire, allant du maintien de l'intégrité de la barrière cutanée à la régulation des gènes des lymphocytes. Il est également nécessaire au développement et au fonctionnement normal des cellules de l'immunité à médiation cellulaire comme les neutrophiles et les cellules naturelles tueuses.

Des dysfonctionnements immunitaires et une plus grande sensibilité aux infections ont été observées chez des patients déficients en zinc. Une étude a examiné la production de cytokines et la sous-population de cellules T dans trois groupes de sujets légèrement déficients en zinc incluant des patients souffrant de cancers cervico-faciaux, des volontaires en bonne santé avec une alimentation déficiente en zinc et des volontaires en bonne santé chez qui une déficience en zinc était induite par des moyens alimentaires. Les résultats ont montré que le statut en zinc affecte les niveaux de cytokines. La production d'interleukine-2 et de gamma-interféron était diminuée même lorsque la déficience en zinc était légère. L'activité des cellules naturelles tueuses était également affaiblie chez les sujets déficients en zinc. La formation des cellules T était ralentie même chez les sujets légèrement déficients en zinc. Cette étude démontre le rôle crucial du zinc dans la promotion de la réponse immunitaire spécifique.

Le sélénium

En plus du zinc, le cuivre, le manganèse et le sélénium agissent comme cofacteurs d'enzymes antioxydantes pour protéger contre les radicaux libres oxygénés produits durant le stress oxydatif. Au cours de ces dernières années, les bénéfices du sélénium ont été reconnus par les chercheurs dans la protection contre certains cancers comme le cancer du sein, du poumon, du foie, urogénital, colorectal, de la prostate et des ovaires.

De nombreuses études suggèrent que des déficiences en sélénium s'accompagnent d'une perte d'immunocompétence. L'immunité à médiation cellulaire et les fonctions des cellules B peuvent être perturbées.

Par contraste, la supplémentation en sélénium, même chez des individus avec des niveaux suffisants de sélénium, a des effets immunostimulants marqués incluant un renforcement de la prolifération des cellules T activées (expansion clonale). Les lymphocytes de volontaires supplémentés avec 200 mcg quotidiens de sélénium (sous forme de sélénite de sodium) ont montré une réponse renforcée à la stimulation d'antigènes, une augmentation de la capacité à développer des lymphocytes cyto-toxiques et à détruire les cellules tumorales. L'activité des cellules naturelles tueuses était également augmentée. La supplémentation aboutissait à une augmentation de 118% de la cytotoxicité tumorale médiée par les lymphocytes cytotoxiques et une augmentation de 82% de l'activité des cellules naturelles tueuses par rapport à l'activité initiale de base.

Même à des niveaux plasmatiques de sélénium appelés de satiété, apportés par un apport alimentaire normal aux Etats Unis (120-134 mcg), une supplémentation avec 200 mcg quotidiens de sélénium renforce de façon importante l'activité du système immunitaire.

De plus, les cellules du système immunitaire peuvent avoir un important besoin fonctionnel de sélénium. Les cellules T activées montrent une activité de régulation de la synthétase sélénophosphate, dirigée vers la synthèse de la sélénocystéine, l'élément essentiel de base de la sélénoprotéine, soulignant son importance pour l'activation de la fonction du lymphocyte T et pour le contrôle de la réponse immunitaire.

Les extraits de plantes

L'échinacée

L'échinacée, également connue sous le nom de bleuet pourpre, appartient à la famille des marguerites. Elle est utilisée depuis longtemps par les Indiens d'Amérique du Nord pour stimuler l'action du système immunitaire. Sa capacité à combattre les virus du froid et les infections respiratoires est connue depuis longtemps. Des études ont montré que l'échinacée augmente la production d'anticorps, réduit l'inflammation et favorise la migration des globules blancs vers les sites de l'infection.

Le ginseng

Un certain nombre d'études ont montré que le ginseng exerce un effet modulateur sur le système immunitaire. Il renforce le système immunitaire notamment face à l'agression des virus de la grippe.

Cat's Claw ou Griffe de chat

Cat's Claw ou Uncaria tomentosa est une plante de la forêt tropicale amazonienne. Son écorce contient des principes actifs, des alcaloïdes oxindoles, qui renforcent le système immunitaire. Des études sur animaux ont montré que la prise d'extrait de cat's claw stimulait la prolifération des lymphocytes et augmentait le nombre de globules blancs. Ces résultats ont été confirmés par une étude portant sur des volontaires en bonne santé.

Concentré de protéines de lactosérum (petit lait)

Le concentré de protéines de petit lait augmente fortement les niveaux de glutathion qui protège les cellules immunitaires.

Les protéines de petit lait améliorent la fonction immunitaire et combattent les infections. Chez des animaux nourris avec un concentré de protéines de lactosérum, la réponse immunitaire est augmentée de façon importante quand ils sont exposés à des attaques immunitaires comme celle des salmonelles, du Streptococcies pneumonia ou des produits chimiques cancérigènes.

Lactoferrine

La lactoferrine est une glyco-protéine qui appartient à la famille des cytokines, responsables de la coordination de la réponse immunitaire cellulaire qui nous protège contre la plupart des infections, des cancers et des tumeurs. Un déficit en cytokines peut aboutir à l'affaiblissement du système immunitaire et un excès de cytokines peut créer une réponse immunitaire sur-active. La lactoferrine travaille en régulant la réponse immunitaire cellulaire à différents niveaux. Chez des individus en bonne santé, la lactoferrine est le système de défense en première ligne pour protéger les différents orifices de l'organisme comme les yeux, le nez ou la bouche.

La lactoferrine semble également capable d'inhiber la réplication de certains virus incluant le VIH et la famille des virus de l'herpès. Le nom, lactoferrine est dérivé de son affinité à se lier avec le fer. (lacto = lait, ferrine = fer). En fait, la lactoferrine se lie au fer de façon cent fois plus forte que la transferrine, la plus importante protéine de transport du fer dans l'organisme. La concentration la plus élevée de lactoferrine est trouvée dans le petit lait ou le colostrum.

Les alkylglycérols d'huile de requin

Les alkylglycérols (ou AKG) sont une famille de composés qui joue un rôle important dans le système immunitaire. Les études réalisées ces 30 dernières années ont montré que les alkylglycérols ont de multiples fonctions. Des études sur l'action immmunomodulatrice des alkylglycérols suggèrent qu'ils agissent sur les macrophages et les activent, montrant que ces nutriments ont un effet stimulateur de l'immunité en cas de maladies infectieuses.

DHEA

Les niveaux de DHEA ont baissés de 80 à 90% à l'âge de 70 ans et plus par rapport à ceux des années de la jeunesse. La DHEA a démontré une capacité frappante à maintenir la synchronisation du système immunitaire. Une supplémentation orale avec de faibles doses de DHEA, chez des animaux âgés, a restauré l'immunocompétence à un niveau raisonnable pendant les jours de l'administration. L'administration de suppléments de DHEA, chez des rongeurs âgés résultait en une restauration presque totale de la fonction immunitaire.

De nombreuses études sur animaux ont montré que la DHEA stimule la fonction immunitaire à travers différents mécanismes. Seules quelques études sur l'homme ont été réalisées pour évaluer l'impact de la DHEA sur le système immunitaire.

Dans une étude publiée en 1997 dans le Journal of Gerontology (series A, 1997, 52 (1), des scientifiques ont suggéré qu'une administration orale de DHEA à des hommes âgés pourrait entraîner une activation de leur système immunitaire.
9 hommes en bonne santé âgés d'environ 63 ans furent traités avec un placebo pendant 2 semaines suivies de 20 semaines de supplémentation avec de la DHEA (50 mg/jour). Après deux semaines de supplémentation orale, les niveaux sériques de DHEA étaient multipliés par trois et se sont maintenus tout au long de l'étude.

Par rapport au placebo, l'administration de DHEA provoquait notamment une augmentation de 29% du nombre de lymphocytes B et accroissait leur activité de 62%, une augmentation de 40% de l'activité des lymphocytes T et de 50% du nombre d'interleukines 2, une augmentation de 22 à 37% du nombre de cellules naturelles tueuses et accroissait de 45% leur activité.


Références

Micronutrient supplementation and immune function in the elderly, Clinical Infectious Disease, 1999, 28/4 : 717-722,

Depressed natural killer cell activity due to decreased natural killer cell population in a vitamin E-deficient patient with Shwachman syndrome : reversible natural killer cell abnormality by alpha-tocopherol supplementation, European Journal of Pediatrics, 1997, 156 (6) : 444-448,

In vitro effects of echinacea and ginseng on natural killer and antibody-dependent cell cytotoxicity in healthy subjects and chronic fatigue syndrome or acquired immunodeficiency syndrome patients, Immunopharmacology, 1997, 35 (3) :229-235,

Zinc and immune function : the biological basis of altereted resistance to infection, American Journal of Clinical Nutrition, 1998, 68 (2 Suppl) : 447S-463S,

Selenium and immune function, Z Ernahrungswissenschaft, 1998, 37 suppl: 50-60,

Zinc deficiency : changes in cytokine production and T-cell subpopulations in patients with head and neck cancer and in non cancer subjects, Proc. Assoc. Ame. Physicians, 1997, 109 (1):68-77,

Use of echinacea in medicine, Biochem Pharmacol, 2000, 15;60 (2): 155-158,

Some biological actions of alkylglycerols from shark liver oil, J. Altern. Complement. Med, 1998, 4 (1):87-99
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