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01-08-2004

Rencontre avec Le Dr Marie-Laure Philippe-Bigot1 et le Dr Jean-François Bézot2

1- Médecin géniatre, directrice de l'institut « Âge et bien-être »
2- Biologiste
Quels sont les premiers symptômes du vieillissement chez la femme ?

Dr Marie-Laure Philippe-Bigot : La spécificité du vieillissement de la femme est qu'il est essentiellement hormonal. Ses manifestations sont liées à la chute des niveaux d'œstrogènes et de progestérone.

Quels sont les premiers symptômes du vieillissement chez la femme ?

Dr M.-L. P.-B. : En France, l'âge moyen de l'apparition des premiers symptômes, c'est, officiellement, 53 ans. Mais dans la pratique, je m'aperçois que c'est un peu plus tôt. Peut-être 50 ans. La chute des œstrogènes provoque des bouffées de chaleur, des troubles de l'humeur, un état dépressif, et souvent une fatigue. La fatigue est le premier motif de consultation en terme de fréquence.

Cela se produit chez toutes les femmes ?

Dr M.-L. P.-B. : Oui, au moins la fatigue. Toutes celles qui viennent consulter s'en plaignent.

Mais celles qui ne viennent pas ?

Dr M.-L. P.-B. : Peut-être arrivent-elles à passer la ménopause de façon assez sereine. Mais une fatigue apparaît fréquemment.

En fait, les femmes arrivent parfois en consultation dans un état de détresse à cause des modifications de leur corps qui se traduisent par une prise de poids, un gonflement, de la rétention d'eau.
La rétention d'eau et le gonflement sont plutôt dus à la baisse de la progestérone. La rétention d'eau va surtout se manifester sur l'abdomen et les seins. La chute des niveaux de progestérone est également responsable de troubles du sommeil, d'une perte de sérénité. Les femmes deviennent un peu survoltées, réagissent au quart de tour et manquent de calme.

On le voit surtout lorsque, alarmées par ce qu'elles lisent dans les journaux, elles arrêtent brutalement leur traitement hormonal substitutif (THS). Cela provoque une baisse soudaine de la progestérone et des œstrogènes et les symptômes sont encore plus marqués que dans le cas d'une ménopause naturelle.

Le reste, la prise de poids, l'ostéoporose, c'est plutôt la chute des œstrogènes. Il y a aussi la fatigue et une sécheresse de la peau et des muqueuses.

Mais tout cela n'arrive pas en même temps. La fatigue, la dépression, éventuellement la chute des cheveux, se produisent environ cinq ans après. D'autres facteurs, comme la thyroïde, peuvent également être en cause.

Comment se passe la première consultation ?

Dr M.-L. P.-B. : Avant tout, je l'interroge, je la fais parler, je la pèse, je prends toutes ses mesures. Comme je vais la suivre pendant plusieurs années, cela me permet de mieux suivre son évolution.
Elle me décrit généralement les symptômes que je viens de citer. Nous faisons alors un état des lieux avec une évaluation clinique et biologique. Au niveau biologique, nous avons maintenant des analyses très pointues avec des dosages hormonaux très précis.

Quelles hormones allez-vous doser notamment ?

Dr M.-L. P.-B. : FSH, LH, estradiol et progestérone. D'abord, vous vérifiez si la ménopause est installée, avec le dosage en FSH. Ensuite, vous vérifiez qu'effectivement, les taux d'œstrogènes et de progestérone sont en train de chuter.

Et puis, on ne traite pas la ménopause de façon isolée. Il faut regarder l'ensemble et voir si le foie est en bon état, vérifier qu'il n'y a pas une insuffisance rénale ou une déshydratation. C'est la médecine classique et cela fait aussi partie de mes compétences de gériatre. Depuis 15 ans que j'exerce en gériatrie, je sais ce que provoque le vieillissement naturel.

Après avoir fait ce tour d'horizon général, on réalise quelque chose de très spécifique qui est l'analyse protéomique. C'est en fait une analyse de sang, un examen assez global qui va nous renseigner sur le terrain et nous indiquer, entre autres, si des pathologies se profilent, ou plus précisément s'il existe, par exemple, une sensibilité aux œstrogènes.

Avant même d'avoir les résultats des analyses, je donne systématiquement un produit antioxydant. Au bout de deux mois, une personne en bonne santé vous dira qu'elle ressent un effet. Celles qui partent de niveaux très bas ressentent tout de suite un niveau d'énergie supérieur ou voient des infections qui finissent par régresser. Cela stimule les défenses immunitaires. Au bout d'un mois, vous avez une peau qui s'adoucit, qui est plus hydratée, surtout sur les cuisses où la couche cornée est plus épaisse. Il y a tout de suite des effets, uniquement avec un complément alimentaire cocktail d'antioxydants.

Comment se passe l'examen de l'analyse protéomique ?

Dr M.-L. P.-B. : C'est une prise de sang. Après, les biologistes œuvrent, techniquement, puis j'interprète les résultats avec le Dr Bézot. Cela donne une courbe avec différents paramètres. La médecine dans laquelle j'exerce réunit différentes compétences. Il ne sert à rien de tout faire soi-même, il vaut mieux s'associer avec ceux qui possèdent les meilleures compétences dans chaque domaine.

Au niveau hormonal, je me suis formée auprès de grands spécialistes. J'ai travaillé avec le professeur Étienne-Émile Beaulieu pour la DHEA et j'ai coordonné un des centres de l'étude DHEAge. Ensuite, je me suis formée à Bruxelles où exercent des médecins très compétents dans ce domaine hormonal. Pour la protéomique, je travaille avec le Dr Bézot et l'équipe du CEIA de Bruxelles. Sur le plan nutritionnel, j'ai aussi autour de moi des médecins compétents, et on va mettre en route, dans chaque prise en charge, des conseils nutritionnels adaptés.

Après ces investigations, on peut dire que vous avez un portrait clinique de la patiente.
On a le bilan biologique et clinique. Et j'interroge aussi beaucoup mes patientes sur leurs antécédents. L'analyse protéomique réalise une synthèse de l'acquis et de l'inné. En fait on obtient une carte d'identité de la patiente. On découvre sur quel terrain on est. Il est difficile de ne pas voir un état cancéreux jusque-là non décelé.

Après, tout le problème de la médecine préventive est de savoir ce qu'il faut dire au patient. Si l'on découvre un terrain acide favorable à la cancérogenèse, peut-être vaut-il mieux ne rien dire et agir.

Pourquoi ?

Dr M.-L. P.-B. : Parce que certaines personnes pourraient alors déclencher un cancer. Le corps et l'esprit sont liés.

Cette analyse peut déboucher sur un traitement homéopathique. Il y a plusieurs niveaux de traitement. Il m'est arrivé parfois de ne pas me lancer dans un THS, parce que l'analyse me permettait de voir des choses négatives ou un terrain à risque. En attendant, je lance des investigations et je prescris dans ce cas un traitement homéopathique même si elle est venue avec une mammographie normale.

Mais sans lui expliquez pourquoi ?

Dr M.-L. P.-B. : Je vais lui dire que son terrain est fragile et que je préfère ne pas traiter sa ménopause tout de suite.

Vous ne pouvez pas dire à quelqu'un : « Votre terrain est cancérigène. » En fait, je prends les éléments, je vérifie tout. Dans le cas d'un doute sur une tumeur du sein, je fais faire une écho-mammographie. Si celle-ci indique qu'il y a effectivement un cancer, la question ne se pose plus.

Mais si elle ne décèle rien, cela peut arriver, et que je sais qu'il existe tout ce qu'il faut pour fabriquer un cancer, je ne vais pas lui donner un THS. Je vais d'abord faire en sorte de rectifier, justement, cette acidité avant de lui donner un traitement hormonal substitutif.


Quels types d'éléments vous disent que c'est un terrain cancérigène ?

Dr Jean-François Bézot : Le bilan protéomique fonctionnel, c'est l'accès à la compréhension de la postgénomique, donc de l'expression de nos gènes. Nous avons tous 30 000 gènes, le génome. C'est ce que nous avons reçu. Ces gènes, chacun de nous les exprime différemment, ce qui explique la diversité humaine.
Le génome propose, l'environnement dispose.

L'environnement, c'est notre bol alimentaire, nos schémas répétitifs, notre vécu, nos mémoires… L'expression d'un gène, c'est la fabrication d'une protéine. Nous n'avons que 30 000 gènes, c'est constant. Par contre, nous avons des centaines de milliers de protéines dans notre corps, disposées en réseau. Elles assument la fonction cellulaire. Nos cellules ont un langage, un langage moléculaire. Chaque fois qu'elles souffrent, que vous avez un stress, physique, psychique, elles envoient des messages de souffrance, par le biais des protéines, à travers le corps, vers d'autres cellules aptes à réagir à la nouvelle situation. Cette transmission peut être immédiate, c'est la maladie ; mais elle peut être différée. Il existe donc une mémoire biologique de notre humaine condition. C'est ce que l'on appelle maintenant le protéome. L'analyse protéomique, c'est le décryptage médical de ces boîtes noires qui témoignent de ces dysfonctionnements. En fait, avec une batterie-test, on tire des portraits, une courbe avec paramètres, factorielle 53, plus d'un milliard de combinaisons possibles. Si l'on prélève la même personne tous les jours, hors influence thérapeutique, on réitère cette analyse, telle une photocopieuse, on retombe sur la même courbe. Cela veut dire que le protéome est spécifique à chacun. Cela implique que toute thérapeutique issue de l'analyse protéomique sera spécifique à chacun. La courbe idéale doit être en V, mais en fonction des terrains ou d'une pathologie, elle peut présenter une déviation à droite, une asymétrie à gauche, le but étant pour le médecin de la remettre à l'équilibre. La déviation, c'est la maladie, le retour à la normale, la guérison.

Ce qui est intéressant, c'est d'être en amont, de trouver la précession de cette biologie sur les symptômes de quelques mois à 5 ans. C'est donc avoir accès à une médecine prédictive. C'est un petit peu le GPS du médecin. Cela lui permet de débroussailler des situations.


Dr M.-L. P.-B. : Je viens encore de faire un diagnostic d'hépatite virale B alors que les analyses classiques, les transaminases, sont normales. En fait, elle a dû faire une hépatite B qui est passée inaperçue. Les anticorps étaient positifs. Je sais donc que son foie est fragile.

Cette patiente m'a confirmé qu'elle a régulièrement des nausées. Mon rôle, là, va être de lui donner un traitement qui ne soit pas toxique pour le foie. Donc, vous voyez, cette analyse apporte aussi des compléments d'information au niveau thérapeutique.

Dr J.-F. Bézot : C'est l'analyse du vivant. On peut lire des tranches de vie des patients avec leurs heurs et leurs malheurs. Tout est inscrit. On voit les gens qui rentrent en dépression. Quelqu'un qui rentre en dépression se le cache à lui-même, à son entourage, à son médecin. Le médecin n'est pas un analyste. Mais s'il a l'information, c'est 50 à 60 % de la réussite.

Faut-il tout dire au patient ? Exemple, la dépression. Moi, je commente ces analyses pour des médecins. Je ne suis pas médecin. Si j'explique à une patiente qu'elle est en train de rentrer en dépression, c'est le meilleur moyen de la casser. Par contre, si le médecin a l'information de souffrance, par des questions anodines, il peut faire prendre conscience de l'état. C'est le début de la thérapeutique. La médecine est un art. Par contre, elle n'est pas déductive mais intuitive. Cette analyse permet au médecin d'être un bon clinicien.

Cette analyse montre au médecin qu'il faut avoir une vision systémique du vivant. Nous sommes trop dans la lésion de l'organe en attendant les symptômes. Mais avant la lésion de l'organe, il y a celle des tissus, de la cellule, de la molécule. Là, on atteint les cinétiques moléculaires. Les protéines sont comme des moteurs dynamiques dont les dysfonctions révèlent une maladie. Elles indiquent ce que le mal dit. Toute pathologie a pour origine une dysprotéinomie. C'est-à-dire une modification qualitative et/ou quantitative d'une protéine. La protéine, c'est la véritable ouvrière moléculaire de la cellule. Elle est beaucoup plus proche de la réalité physiologique que ne l'est l'ADN. C'est elle qui fait le job.

Sur quoi s'appuie votre traitement ?

Dr M.-L. P.-B. : Soit on est chez une personne à risque et on va rester dans l'homéopathie, soit c'est une personne à qui l'on va donner un traitement classique de la ménopause.

Là, on entre dans un débat en ce moment assez houleux. Mon opinion est qu'il faut donner un traitement à base d'hormones naturelles. Œstrogènes et progestérone naturels. Des œstrogènes, c'est de l'estradiol. Il vaut mieux le donner par voie transdermique, en gel.

En comprimés, l'estradiol passe par le foie et on a des complications vasculaires, artérielles alors qu'en gel, on ne les a pas. On peut avoir des complications veineuses, et il faut s'en méfier, mais on limite le risque artériel.

Pour la progestérone, il faut être strict et ne la prendre que naturelle. C'est un médicament qui passe par le foie et il faut être sûr qu'il est en bon état. S'il n'est pas en bon état, il y a toujours la solution de la progestérone naturelle en crème. Le traitement est assez simple et sans risque si vous avez fait, avant, tout votre tri.

Et pas de DHEA ?

Dr M.-L. P.-B. : Si, on peut mettre de la DHEA. Habituellement, la DHEA seule passe chez les personnes d'un certain âge. Mais, à 50 ans, elle ne suffit pas. Il faut adapter le traitement hormonal, donner de petites doses d'œstrogènes avec de la DHEA.

Si vous donnez uniquement de la DHEA vous allez apporter un tout petit peu d'œstrogènes mais surtout beaucoup de testostérone. S'il n'y a plus beaucoup d'hormones féminines en face, vous allez masculiniser la personne et il va y avoir une pilosité excessive ou même une hyperandrogynie, trop de sébum, des petits points blancs, une séborrhée accentuée.

Et sur le plan nutritionnel ?

Dr M.-L. P.-B. : Cela part en fait des
analyses que l'on fait. On analyse le stress oxydatif, les oligo-éléments, et les acides gras essentiels. À partir de là, s'il y a un stress oxydatif, on donne des antioxydants classiques. Je donne un cocktail de vitamines et d'oligo-éléments qui contient classiquement sélénium, zinc, cuivre, vitamines A, C, E. Après, il suffit de suivre. Nous avons nos analyses qui nous permettent de voir tous les taux et de dépister les déficits, les carences et les subtoxicités. Les résultats sont très précis. Si un nutriment est faiblement présent, on le voit et l'on peut recommander, par exemple, de la bourrache ou de l'onagre.

C'est si précis que cela ?

Dr M.-L. P.-B. : C'est une méthode d'expertise que l'on a conçue en Belgique avec un groupe d'experts et maintenant, il n'y a plus qu'à appuyer sur un bouton pour avoir des informations extrêmement précises. Cela permet d'individualiser les traitements et de répondre aux spécificités de chaque personne.

Vous intervenez aussi sur les habitudes alimentaires ?

Dr M.-L. P.-B. : Cela dépend de la carence. Dans certains cas, je vais recommander d'arrêter le soja, parce qu'il y en a trop, dans d'autres je vais recommander de prendre des oméga-3.

Il est certain que lorsque l'on fait ce bilan biologique, il faut ensuite toute une batterie de compléments alimentaires adaptés.


Il s'agit, en fait, d'optimiser la santé. Parmi mes patientes, j'ai des jeunes filles de 22 ans. Il n'est bien sûr pas question, avec elles, de prévention du vieillissement.
Je trouve parfois des erreurs alimentaires. J'ai vu ainsi plusieurs Américaines végétariennes avec des dégâts au niveau de l'hormone de croissance. Déjà, à 35 ans, on peut l'observer, la tonicité de la peau est moins bonne. L'une d'elles, à 35 ans, s'est déjà fait refaire les seins. Son hormone de croissance était très basse parce qu'elle n'avait jamais mangé de viande. Alors, soit elle modifie son régime alimentaire en ajoutant deux fois par semaine un peu de viande rouge, mais certaines y sont opposées, sinon nous avons des compléments nutritionnels. Un, en particulier, apporte au corps les protéines nécessaires à la fabrication de l'hormone de croissance.

L'hormone de croissance est importante. C'est notamment la tonicité de la peau. C'est ce qui évite le relâchement tissulaire au niveau du visage, des bras ou des cuisses.
Je le vois tout de suite et quand une personne est assise en face de moi, je sais à peu près à quel niveau est son taux d'hormone de croissance. Vous avez les seins, après, si elle est en manches courtes, vous touchez et vous voyez la tonicité du triceps et après je regarde les chiffres.

À une personne qui a arrêté de manger du bœuf depuis qu'il y a eu des problèmes, il faut dire d'en reprendre et qu'elle sera peut-être mieux au niveau de l'hormone de croissance. J'ai fait le test chez une amie qui mesure 1,82 m et a 38 ans. Elle avait une hormone de croissance très basse. Je lui ai conseillé de remanger de la viande et de refaire un dosage quelque temps après. Au bout de neuf mois, elle était bien et je n'ai rien fait d'autre que changer son régime alimentaire.

Certaines ne veulent vraiment pas manger de viande et certaines viennent même de New York tous les trois ou quatre mois pour acheter leurs sachets de protéines. Chacun fait ce qu'il veut.

Mais, vous voyez, l'aspect nutritionnel est loin d'être négligeable.

En fait, si l'on dessine un cercle, l'individu est au milieu avec sa santé. Autour, il y a l'environnement et dans l'environnement il y a plusieurs choses : tout ce qui touche au domaine corporel, nutritionnel et psychologique. Quand je dis corporel, cela peut être, par exemple, des massages. Il y a aussi toute l'influence que l'on peut avoir sur ces différents domaines : la nutrition, le psychisme,… Je dirais qu'il existe un aller-retour entre l'individu et l'environnement. L'environnement joue sur la santé de l'individu et l'individu peut améliorer sa santé par son environnement. Et nous, nous nous situons au niveau de l'évaluation. On étudie le langage hormonal, le langage protéinique. Vous avez deux solutions. La première est d'agir sur l'hormonal en donnant des hormones, l'autre est d'agir en amont sur l'environnement.

Je vais, chez des personnes à risque, évaluer les niveaux de cortisol. Chez celles qui travaillent beaucoup, qui sont stressées, le cortisol chute et, du coup, c'est une inflammation générale de tout le corps, en particulier, digestive. Et puis, cela épuise. Quand vous avez de très bas niveaux de cortisol, vous êtes fatigué. Dans ce cas aussi vous pouvez donner uniquement des hormones naturelles.

C'est la première étape mais je pense qu'il serait plus intéressant d'aller jouer sur le couple corporel/nutrition. Et cela fait partie de mon projet. Le Pr. Étienne-Émile Beaulieu parlait de « l'effet caresse », to take care, prendre soin de. Quand vous prenez soin de quelqu'un, il devient capable de stimuler son hormone de croissance. Il existe un lien direct et je le vois tous les jours.

Je suis maintenant au stade de l'évaluation. Je sais évaluer la mosaïque hormonale d'un individu. Et il se trouve, c'est quand même le bonheur, qu'il y a une parallèle directe entre la mosaïque hormonale et ce que l'on voit sur les résultats du protéome. Avec un cortisol très bas, j'aurais un paramètre qui m'indiquera une insuffisance surrénalienne en médecine protéomique.
Si une femme vient en consultation parce qu'elle est fatiguée, je ne vais pas me polariser uniquement sur le THS. Je vais déjà regarder à quel moment et de quelle façon se manifeste sa fatigue. Si c'est le matin et qu'après, dans la journée, elle va bien, cela peut être la thyroïde et je vais regarder les niveaux de T3, T4. Si cette fatigue est vraiment très importante et d'intensité constante toute la journée, je vais doser le cortisol. Il doit normalement être entre 200 et 300. S'il est à 180, cela va. Mais s'il est à 120, il va falloir l'aider, temporairement. Cependant, si la patiente est sur le point de partir en vacances au soleil pendant trois semaines, avant d'intervenir, je vais attendre qu'elle revienne.

Récemment, j'ai pris en charge un artiste qui devait assurer des concerts. Son cortisol était à 120 et il était vraiment épuisé. J'ai pu l'aider temporairement avec de l'hydrocortisone naturelle à des doses vraiment homéopathiques. J'ai fait remonter le cortisol un tout petit peu. Il était à 120, je l'ai fait remonter à 150, 160. Même pas le taux d'un individu normal. Cela fait neuf mois que je le suis et c'est le jour et la nuit. J'ai progressivement arrêté le traitement. On a diminué tout doucement les doses et maintenant, il est sans rien. Cela lui a permis de passer le cap.

Cette évaluation est primordiale mais, après, la solution ne se trouve pas seulement dans la prescription hormonale. Je vous ai donné l'exemple de l'hormone de croissance dont on peut stimuler la sécrétion par des sachets de protéines ou en augmentant la consommation de viande. Par l'aspect nutritionnel, vous stimulez l'hormone de croissance et je ne partage pas vraiment l'avis de certains brillants spécialistes qui ne voient que par des injections d'hormone de croissance. Je pense qu'il est plus intéressant d'agir sur le plan nutritionnel.


BIGOT-PHILIPPE Marie Laure (Dr)
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