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29-10-2018

Les produits ménagers contribuent au surpoids en altérant le microbiote intestinal

désinfectants Des chercheurs ont analysé la flore intestinale de 757 enfants âgés de 3 à 4 mois, et ils ont étudié dans le même temps leur niveau d’exposition aux désinfectants (les fameux nettoyants multisurface), aux détergents et aux produits nettoyants éco-responsables. Le résultat est implacable : plus l’usage des désinfectants ménagers est répandu dans la maison, plus le bébé connait des perturbations au niveau du microbiote intestinal. Chez ces bébés, les bactéries bénéfiques du genre Haemophilus et Clostridium ont des taux considérablement réduits, contrairement aux bactéries pathogènes du genre Lachnospiraceae qui grimpent en flèche. Des études menées sur des cochons avaient permis de retrouver des changements similaires en cas d’exposition à des aérosols désinfectants. En revanche, on ne retrouve pas cette dégradation du microbiote chez les bébés qui sont exposés aux nettoyants écologiques.

Cette dégradation du microbiote a-t-elle des répercussions importantes sur la santé future des bébés ?

C’est ce que les chercheurs ont souhaité savoir. Comme les conséquences d’une perturbation de la flore peuvent être nombreuses, ils se sont concentrés sur le surpoids en mesurant l’IMC des mêmes enfants jusqu’à l’âge de 3 ans. Comme on pouvait le craindre, les mesures ont mis en évidence une forte association entre la perturbation du microbiote d’un nouveau-né et la probabilité d’être en surpoids quelques années plus tard. Cette prédisposition à l’obésité serait liée aux bactéries du genre Lachnospiraceae, elles-mêmes favorisées par les produits nettoyants. Pour confirmer ces premiers résultats, les chercheurs appellent à la réalisation d’études analysant les ingrédients problématiques de ces nettoyants de la maison.

« Nous avons découvert que les enfants qui vivent dans des maisons où on utilise des nettoyants désinfectants chaque semaine, étaient deux fois plus susceptibles d’avoir des microbes pathogène dans l’intestins, à l’âge de 4 mois. A l’âge de 3 ans, ces enfants ont de plus grandes chances d’avoir un IMC plus important que les autres enfants », Anita Kozyrskyj, professeur en pédiatrie de l’Université d’Alberta et principal investigateur du projet SyMBIOTA, qui cherche à comprendre l’impact de l’altération du microbiote chez les enfants.

En réalité, la dégradation très précoce du microbiote des nouveau-nés a toutes les chances d’être dramatique. Une étude parue au début de l’année 2018 a montré que l’altération de la flore intestinale de la mère augmentait très significativement le risque de troubles du développement neurologique parmi lesquels figurent l’autisme. Après la naissance, des millions de nouveau-nés subissent de nouvelles pertes sévères en termes de diversité du microbiote simplement parce que beaucoup de parents pensent, à tort, qu’il faut les protéger au maximum des microbes. En fait, le contact de ces bactéries avec les cellules immunitaires du bébé est décisif dans la maturation normale du système immunitaire. Durant cette période de la vie, les microbes, qu’ils soient bénéfiques, neutres ou pathogènes, enseignent très finement au système immunitaire comment apprendre à reconnaître les intrus, à tolérer une partie d’entre eux et à combattre les autres. C’est un entraînement au cours duquel les cellules de l’immunité apprennent à réagir de façon appropriée, en graduant leurs réactions et en maîtrisant leurs impulsions. Ceux qui n’ont pas eu la chance de suivre assidûment ces entraînements, connaîtront des troubles variés en lien avec l’immunité, comme des allergies, de l’asthme, de l’eczéma, ou pire encore, des maladies auto-immunes comme la maladie de Reynaud ou le lupus…

Les moyens de rééquilibrer la flore intestinale quand on est adulte

Evidemment, si ces produits ménagers nuisent au microbiote des enfants, il n’y a pas de raison que celui des adultes passent entre les mailles du filet. Comme les antibiotiques, les désinfectants pour les mains ou les pesticides, les détergents nuisent à la vie des bactéries qui peuplent nos voies digestives. Ils les rendent plus fragiles et augmentent le risque qu’un autre groupe de bactéries pathogènes prenne leur place. A long terme, c’est la flore intestinale tout entière qui est déséquilibrée avec des impacts désormais bien connus :


  • la raréfaction ou l’absence de certains micro-organismes producteurs d’acides gras à chaines courtes, les garants de l’imperméabilité intestinale ;
  • la prédominance de certains micro-organismes tels que des entérobactéries ou des fusobactéries qui augmentent le risque de troubles intestinaux ;
  • l’augmentation de la perméabilité de la barrière intestinale et la propagation dans tout l’organisme de l’inflammation chronique (inflammation cutanée, neuroinflammation, etc.) ;
  • la perturbation du dialogue entre le cerveau et le microbiote (et tous les troubles qui sont associés à cette perturbation comme la dépression, le stress, les troubles de l’humeur…).

Tous ces problèmes surviennent également à la suite de repas trop pauvres en fibres alimentaires, ces composés qui traversent l’estomac sans être dégradés par les enzymes humaines. Ce sont des composés indispensables à la survie des bactéries bénéfiques à l’homme, mais qu’on retrouve pourtant de moins en moins dans l’alimentation moderne. D’ailleurs, il n’est pas exclu que, dans les années à venir, les bactéries les plus bénéfiques disparaissent totalement, au point que notre microbiote n’aura plus rien à voir avec celui de nos lointains ancêtres.

« On est plus bactérien qu’humain », Dr Jean-Paul David, endocrinologue.

Pour éviter ce désastre, au moins à échelle individuelle, le protocole commence à être bien connu :


1) Augmentez très progressivement votre consommation de fibres alimentaires. On en trouve dans pratiquement tous les fruits et légumes frais, les légumineuses, les noix, les graines ou encore les céréales à grains complets. Ajoutez du son de blé ou d’avoine dans vos plats, des graines de lin ou de chia à vos yaourts, des légumineuses cuites dans vos soupes, des noix et fruits secs dans vos céréales… Les astuces ne manquent pas !
L’aspect progressif est important : si vous mangez trop de fibres alors que votre flore intestinale n’est pas suffisamment riche en bactéries capables de les dégrader, vous risquerez de connaître quelques désagréments digestifs, sans gravité mais potentiellement gênants. Le mieux est de passer à une consommation de 80 g de fibres en 3 mois, en buvant toujours beaucoup d’eau dans la journée.

2) Accompagnez ces fibres alimentaires par des probiotiques. Les probiotiques sont des bactéries qui ne sont pas destinées à coloniser le tube digestif mais qui vont aider les bactéries bénéfiques à mieux s’implanter. Elles sont d’origine alimentaire et leurs effets sont transitoires. Chaque souche permet de lutter spécifiquement contre des bactéries qui n’ont, en théorie, rien à faire dans les voies digestives. La prise de probiotiques est généralement conseillée pendant un mois en association à une incorporation progressive des fibres alimentaires dans les repas. Idéalement, ces probiotiques doivent être conditionnés dans des gélules gastro-résistantes, c’est-à-dire permettant de les protéger des acides de l’estomac et de les amener vivants au niveau de l’intestin. C'est le cas par exemple de Probio Forte™ (Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus casei , Lactobacillus plantarum, Lactobacillus lactis), un produit très populaire qui réunit plusieurs des meilleures souches identifiées à ce jour.



Références

Moira K. Differding, Noel T. Mueller. Are household disinfectants microbially mediated obesogens? Canadian Medical Association Journal, 2018; 190 (37): E1095 DOI: 10.1503/cmaj.181134

Mon H. Tun, Hein M. Tun, Justin J. Mahoney, Theodore B. Konya, David S. Guttman, Allan B. Becker, Piush J. Mandhane, Stuart E. Turvey, Padmaja Subbarao, Malcolm R. Sears, Jeffrey R. Brook, Wendy Lou, Tim K. Takarao, James A. Scott, Anita L. Kozyrskyj. Postnatal exposure to household disinfectants, infant gut microbiota and subsequent risk of overweight in children. Canadian Medical Association Journal, 2018; 190 (37): E1097 DOI: 10.1503/cmaj.170809

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