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26-09-2018

Récupérer après un exercice physique : les astuces

Récuperation sportive Vous êtes nombreux à pratiquer une activité physique, occasionnelle ou régulière, sans connaître véritablement les clés pour récupérer de façon optimale. Fatigue, surmenage, pertes musculaires, courbatures, coups de chaleur, troubles digestifs, baisse des performances, jambes lourdes, coma… Les effets d’une mauvaise récupération sont innombrables et souvent insidieux. Que vous soyez un sportif amateur ou professionnel, sachez qu’il existe une multitude de mécanismes permettant d’améliorer la récupération physique. Prenez donc une feuille de papier et notez attentivement tous les éléments que vous estimez utile pour votre quotidien de sportif.

Les mécanismes méconnus de la transpiration

Lorsque vous pratiquez une activité physique, qu’il s’agisse de tennis de table, de course à pied ou même de water-polo, vous avez toutes les chances de suer abondamment. Certains transpirent à flots dès le premier effort, d’autres doivent intensifier l’exercice pour sentir les premières gouttes perler sur leur peau, mais au-delà d’un certain temps, tout le monde expérimente ce brillant mécanisme mis au point par le corps. Le principe est simple : lorsque la température corporelle augmente, suite à une activité physique par exemple, les glandes sudoripares sécrètent de la sueur. Une fois sur la peau, ce liquide va avoir tendance à s’évaporer. Pour permettre cette transformation, les molécules d’eau ont besoin d’énergie, qu’elles vont puiser dans l’organisme, abaissant ainsi la température corporelle.
Contrairement à ce que certains prétendent, l’homme transpire dans l’eau, même si cela ne lui sert pas à grand-chose. En effet, plus l’atmosphère est humide, moins l’évaporation est possible. Dans l’eau, le mécanisme de la transpiration ne joue donc plus son rôle de thermorégulateur.
Mais il existe un autre malentendu au sujet de la sueur. Un malentendu qui peut entraîner certains sportifs amateurs sur des chemins morbides. La plupart d’entre eux ignorent tout de la composition de la sueur, et aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est cette méconnaissance qui peut les mettre en danger. Pour illustrer ce cas de figure, rien de telle qu’une petite expérience bien connue des préparateurs sportifs.

L’expérience déconcertante de la transpiration mortifère

Je suis sûr que vous connaissez au moins une personne, sportive mais peu habituée à la course, qui a décidé de relever le pari fou de courir un semi-marathon. C’est typiquement ce genre de profil qui pourrait connaître les mésaventures de notre modèle.

Protocole.
Prenez donc un individu de bonne condition physique et placez-le dans une pièce chauffée, humide et close. Grâce à un tapis de course, faites-courir votre sportif le plus longtemps possible à un rythme modéré mais continu, en lui tenant à disposition une grande bassine contenant de l’eau du robinet. Précisez-lui qu’il ne pourra pas ouvrir les fenêtres et invitez-le surtout à s’hydrater régulièrement.

Observations.
Vous remarquez rapidement que votre modèle transpire de façon soutenue et qu’il boit tout au long de l’effort pour compenser ses pertes hydriques. Le temps passe, et votre modèle s’épuise, vous sentez que l’expérience touche à sa fin. Ses muscles vont enfin le lâcher. Mais, soudain, surprise ! Votre modèle s’écroule brutalement et ne donne plus aucun signe de vie.

Interprétation.
Que s’est-il passé ? L’expérience ne paraissait pas particulièrement dangereuse et le modèle avait pour consigne d’arrêter lorsque son organisme le lui indiquait… De plus, il a beaucoup bu en contrepartie de la sueur qu’il a évacuée.
En fait, l’erreur vient du fait que la sueur ne contient pas que de l’eau. Quand vous transpirez, vous perdez aussi du sel, et si vous ne compensez pas cette perte, ce qui est le cas quand vous buvez de l’eau plate, vous risquez l’hyperhydratation intracellulaire, un phénomène qui peut conduire au coma et à l’œdème cérébral1. On l’appelle aussi le coma hydraulique. Pour l’éviter, il faut donc absolument saler la boisson (ou consommer des boissons conçues pour le sportif) et ainsi rétablir l’équilibre osmotique.

La sueur contient de l’eau, du sel, mais aussi du potassium, du zinc, du cuivre, du fer et de la vitamine C. Plus vous allez transpirer rapidement, plus vous allez perdre ces éléments nutritifs. Or, c’est précisément quand vous n’êtes pas habitués à l’effort que vous transpirez le plus. Il vous faudra donc boire régulièrement de l’eau légèrement salée mais aussi légèrement sucrée pour en améliorer le goût. Les boissons énergétiques de récupération du sportif ont évidemment intégré ces besoins et s’offrent à vous comme une alternative possible si vous ne souhaitez pas préparer vous-même vos boissons2,3.

Une chose est certaine, les sportifs ne boivent pas assez. Cela entraîne une déshydratation répétée qui, à long terme, se traduit sournoisement par une diminution des capacités d’endurance4, une baisse de la force musculaire, des douleurs musculaires et tendineuses, un risque accru de crampes, de courbatures et de claquages, une diminution des performances mentales5 (augmentation du nombre d’erreurs, sensation de fatigue…). A court terme, la déshydratation se fait surtout ressentir au-delà de 4 % de perte du poids corporel : le système cardiovasculaire est alors surchargé et le risque de « coup de chaleur » est très important6.

Quels autres phénomènes interviennent pendant l’effort ?

Lorsque vous pratiquez une activité physique, vous produisez également de l’acide lactique, indispensable pour reconstituer les réserves de glucides que vous avez épuisé. En aucun cas, cet élément, jadis diabolisé, n’est responsable des courbatures dont vous serez victime.

Votre organisme va également produire de l’ammonium, surtout en cas d’effort anaérobie (c’est-à-dire principalement les sports explosifs). La concentration de cette substance dans le sang peut alors être multipliée par 8, ce qui présente un risque d’intoxication pour les cellules nerveuses. Les connaissances scientifiques au sujet de l’ammonium sont encore balbutiantes, mais tout porte à croire qu’il s’agit du principal déchet d’effort qui pèse sur le processus de récupération. C’est pour cette raison que les physiothérapeutes recommandent à certains sportifs la supplémentation en citrulline, un acide-aminé produit par les mitochondries du foie qui transforme l’ammonium en urée7-9, totalement inoffensif pour l’organisme. Certains sports sollicitent particulièrement le réseau veineux (les activités où le pied est comprimé par exemple), le tube digestif et les fibres musculaires. En cas de compétition, le sportif peut aussi subir un stress psychologique important.

Faut-il augmenter sa consommation de protéines pour mieux récupérer ?

C’est l’une des grandes questions qui taraudent l’esprit des sportifs. Récupère-t-on mieux lorsqu’on se supplémente en protéines ? Au risque de décevoir, la réponse dépend du type d’activité pratiquée et surtout de son intensité. Effectivement, lorsque les muscles sont beaucoup sollicités (course à pied, tennis, football, handball, musculation, etc.), on perd certains des constituants des protéines, les acides aminés, et en particulier l’arginine, la citrulline, l’ornithine, la sérine et la taurine. Généralement, une alimentation équilibrée suffit à remplacer ces acides aminés, mais dans certains cas de figure (volonté d’augmenter la masse musculaire, début d’une activité physique inhabituelle), il est conseillé d’augmenter son apport protéique. En fonction du type de l’épreuve, et lorsque celle-ci est intense, il est tout à fait possible d’établir avec un nutritionniste du sport une complémentation en acides aminés sur-mesure.

En résumé, voici les astuces à retenir pour favoriser la récupération et optimiser la pratique de votre exercice physique.
    1) Buvez de l’eau tout au long de l’effort, laquelle doit être supplémentée en sel en cas d’activité intense, de longue durée ou s’accompagnant de fortes chaleurs (sport en salle, fortes températures, atmosphère humide…). A titre d’exemple, un individu perd environ 2 litres d’eau au cours d’un entraînement de football de 2 heures pour une température de 25°C10. Idéalement, la température de l’eau devrait se situer entre 12 et 15°C pour une efficacité optimale11.
    Juste après l’effort, buvez petit à petit pendant plusieurs minutes la même eau salée, de l’eau gazeuse ou une boisson énergétique de récupération. Souvenez-vous qu’à l’effort, la réhydratation n’est que partielle (environ 50 %) du fait de la capacité stomacale limitée. Puis, durant l’heure qui suit, consommez une boisson sucrée, idéalement riche en saccharose pour restaurer les réserves glucidiques : ces glucides n’ont aucune chance de se transformer en graisse durant ce laps de temps.
    2) Après l’effort, maintenez une activité physique réduite durant plusieurs minutes pour favoriser la circulation sanguine. Marchez si vous avez beaucoup couru ou diminuez nettement l’intensité de la course, mais ne restez pas immobile.
    3) Pour diminuer l’acidité musculaire, veillez à consommer des produits alcalins ou alcalinisants comme des fruits, des céréales, des légumes secs ou de la viande blanche. Evitez le plus possible les aliments gras qui pénalisent la récupération. Si votre objectif est de maintenir une importante masse musculaire, si vous souhaitez la développer davantage ou si vous débutez une activité physique, il peut être utile de se supplémenter en protéines. Chez l’individu qui commence un sport d’endurance, par exemple, les besoins en protéines pourraient augmenter de 50 % les jours suivant les premières séances12.
    Si votre récupération ne vous satisfait pas, vous pouvez également vous porter sur une supplémentation en citrulline dont les effets sur l’ammonium sont bien démontrés.
    4) Continuez de boire régulièrement, de l’eau plate, sans attendre d’avoir soif. Pour vous évaluer, ayez à l’esprit que si les urines du soir ne sont pas claires, c’est que vous n’avez pas assez bu. Si vous vous réveillez la nuit pour vous hydrater, là encore c’est un signe que vous n’avez pas assez bu dans la journée.
    Vous pouvez envisager un complément alcalinisant à l’eau plate, comme Superwater, pour rééquilibrer l’acidité de l’organisme (liée à la production massive d’acide lactique) et optimiser la récupération. Un tel complément permet également d’augmenter nettement l’activité antioxydante de l’organisme, soumis aux stress physique et psychologique durant l’effort.
    5) Il s’agit probablement de l’élément le plus déterminant de la récupération : le sommeil ! Quel que soit le type d’activité que vous pratiquez, c’est un facteur essentiel de la récupération que vous ne devez pas négliger !


Références

1. Levenhagen DK, Gresham JD, Carlson MG, Maron DJ, Borel MJ, Flakoll PJ. Postexercise nutrient intake timing in humans is critical to recovery of leg glucose and protein homeostasis. Am J Physiol Endocrinol Metab. 2001 Jun;280(6):E982-93.
2. Maton F, IRBMS. Conseils aux sportifs. 25 septembre 2012. [Disponible sur : http://www.irbms.com/boissons-energisantes/sante-du-sportif/conseils-auxsportifs-consommateurs-de-boissons-energisantes=201.html]
3. Pérez-Idárraga A, Aragón-Vargas LF. Postexercise rehydration: potassium-rich drinks versus water and a sports drink. Appl Physiol Nutr Metab. 2014 Oct;39(10):1167-74. doi: 10.1139/apnm-2013-0434. Epub 2014 May 9.
4. Armstrong LE, Costill DL, Fink WJ. Influence of diuretic-induced dehydration on competitive running performance. Med Sci Sports Exerc. 1985 Aug;17(4):456-61.
5. Grandjean AC, Grandjean NR. Dehydration and cognitive performance. J Am Coll Nutr. 2007 Oct;26(5 Suppl):549S-554S.
6. Nielsen B (1984) The effect of dehydration on circulation and temperature regulation during exercise. J Therm Biol 9:107–112
7. Hickner RC, Tanner CJ, Evans CA, et al. L-citrulline reduces time to exhaustion and insulin response to a graded exercise test. Med Sci Sports Exerc 2006;38:660-6.
8. Schwedhelm E, Maas R, Freese R, et al. Pharmacokinetic and pharmacodynamic properties of oral L-citrulline and L-arginine: impact on nitric oxide metabolism. Br J Clin Pharmacol 2008;65:51-9.
9. Mandel H, Levy N, Izkovitch S, Korman SH. Elevated plasma citrulline and arginine due to consumption of Citrullus vulgaris (watermelon). J Inherit Metab Dis 2005;28:467-72.
10. Maughan RJ, Depiesse F, Geyer H; International Association of Athletics Federations. The use of dietary supplements by athletes. J Sports Sci. 2007;25 Suppl 1:S103-13.
11. Hubbard RW, Sandick BL, Matthew WT, Francesconi RP, Sampson JB, Durkot MJ, Maller O, Engell DB. Voluntary dehydration and alliesthesia for water. J Appl Physiol Respir Environ Exerc Physiol. 1984 Sep;57(3):868-73.
12. Tarnopolski et al. Influence of protein intake and training status on nitrogen balance and lean body mass. J Appl Physiol (1985). 1988 Jan;64(1):187-93.
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